|
>
Petite histoire de la
paroisse Saint Walfried <
>>
conçue par messieurs
Herbert Maul et Alfred Weber
qu’ils soient remerciés pour leur aide et leur
contribution
en temps et
documents
|
1221 :
c’est la première fois qu’apparaît le nom de
Welferding dans l’histoire comme
possession de l’abbaye de Tholey (Grund et Bannherr).A cette
date, on trouve
donc la trace d’une paroisse déjà
bien
établie qui plonge ses racines bien plus
avant dans le temps.
On peut imaginer le
travail pionnier de ces moines
bénédictins, la construction d’une ferme St Welfert
avec son église,puis peu à
peu l’édification du village.
Durant
le Moyen-âge la protection du village fut
l’affaire du seigneur
voué (en allemand Vogtei) von Sierck
résidant au château
de Frauenberg. |
En savoir un peu plus sur...
les cloches
les
calvaires
les orgues
Notre
Dame du Himmelsberg
Welferdinger
Lied
( Chant de Welferding )
|
Peu à peu la paroisse se
développe (400
communiants),
appelée église mère, Welferding s’agrandit
vers Hanveiller(180 communiants) et
Rilchingen(180 c.).Elle possède des églises filles :
Ippling (70c.),
Bliesscheyen (70c.), Lixing(180c.),
Woustviller(150c.),Sarreinsming(450c.),Remelfing(50c.).
Le trait étonnant de ce catalogue est que Welferding,
terre de l’empire germanique, possède aussi des filiales
dans le duché de
Lorraine.
photo
C.Gubelmann
Mais hélas notre
communauté n’échappe pas au vent de
l’histoire.1545 voit le passage de la guerre des rustauds (
Bauernkrieg).
Quelques 4000 à 5000 gueux remontent le Saarthal
jusqu’à Sarreguemines où le
château résiste. Puis se déplacent vers le point de
ralliement que fut
Herbitzheim.On ne trouve aucun acteur direct de notre village dans
cette aventure
qui tourne à la tragédie dans la région de Saverne.
Quelques années plus tard, un malheur ne venant
jamais
seul, eut lieu la guerre de Trente ans (1618-1648) nommée
Schwedenkrieg ;
guerre dont le duché de Lorraine allait être le grand
perdant ; puisque
pris entre le marteau de Louis XIV et l’enclume de l’empire.
Les ponts sur la Sarre et la Blies ayant
été détruits, Welferding du fait de son
gué,
devint la porte d’entrée idéale que se
disputèrent à tour de rôle les uns et
les autres.
Cette période noire vit la
ruine totale du village( en 1651,1 habitant- 1663, village
déclaré ruiné- 1685,
19 familles) ainsi que les villages alentours Neunkirch et
Folpersviller
abandonnés,Rémelfing incendié.La liste est longue
et désespérante.
Les plaies se refermant, en 1781
à la suite d’un échange
territorial entre le roi de France et le comte de Leyen, Welferding
entre dans
le royaume de France. En novembre 1782, un décret de Louis XVI
crée
la baronnie de Welferding.
Le souffle de la Révolution se lève et les
cahiers de doléances
s’écrivent. Malheureusement, jusqu’à ce jour
on n’en a pas retrouvé la trace.
photo C.Gubelmann
La
Révolution frappe notre petite communauté en
1792 ;
notamment, le curé et le vicaire refusent de prêter
serment et sont donc
chassés. Les biens de l’abbaye sont saisis et vendus pour
une somme totale de 100 000 livres
payés en assignats.
Ce n’est qu’avec la déclaration du Concordat, le 8
avril
1802, que revint la paix civile et cessa la rivalité entre
prêtres réfractaires
et jurés.
Un nouveau départ
va nous conduire vers l’ère industrielle.
1865 découvre notre village en plein boom
économique. Les
faïenceries se sont développées et fournissent du
travail à toute la
population. De plus, l’aménagement de la ligne de chemin
de fer et le
creusement du canal font converger vers notre région de nombreux
travailleurs
qui logent chez l’habitant.
C’était trop beau pour
durer.
La défaite de Sedan sous
Napoléon III en 1870 voit notre village changer de
nationalité,une fois de
plus. L’élite du village émigre vers Paris laissant
sur place les plus démunis
et les plus pauvres. On note dans les archives 650 options pour la France.
La montée de la sociale démocratie est
très importante
.Les bulletins de vote de cette époque montre une
majorité écrasante de
communistes. De nombreuses familles ont plus de 10 personnes. La
silicose et le
saturnisme font des ravages. L’éducation étant
payante, la possibilité de
développement se trouvait très restreinte.
Et c’est avec ces cartes que notre village entre dans le
20ème siècle. Cette période
est encore pour le moment de l’ordre des
souvenirs et il nous faudra encore attendre quelques années afin
que l’Histoire
décante les événements.
photo C.Gubelmann
|