Visite guidée de l'église Saint Walfried

Les cloches - l'orgue - les calvaires


Christ en croix, Tabernacle,  Vitrail baptême de Jésus, Piéta

 Christ en croixLe tabernacleVitrail du baptème de JésusPièta

Les cloches

Accrochées dans leur clocher, leur voix d'airain porte très loin, même au delà de nos frontières. Elles appellent à l'office et suivent le croyant de la naissance à la mort. On les traite comme une personne. Elles sont "baptisées" par l'évêque ou un prêtre spécialement mandaté par lui. On charge leur saint patron de veiller sur nous.

Le départ et le retour de cloches

Les cloches sonnèrent pour la dernière fois le 11 septembre 1917 pour l’enterrement de l’aviateur Alfred Goepp mort à la guerre près d’Augsbourg. Le 12 septembre 1917 on démonta les deux plus grosses cloches. Comme il ne se trouva aucun des habitants pour les descendre ; l’administration militaire allemande envoya quelques militaires faire le travail.

Ce n’est que cinq ans plus tard en juillet 1923 que la société Farnier-Robécourt coula à nouveau deux nouvelles cloches. Et le 22 juillet toute la paroisse (88 couples de parrainage) les accueillit.

La plus petite des trois se nommait « S.Walfrid » fondue en 1867 par la société Martin Perrin-Robécourt (Vosges) et portait l’inscription suivante "Fondue l’an 1867 pour la commune de Welferding sous l’administration de Mr Ant. Dassy, maire et Mr. J. Schmitt,adj, j’ai été bénie par Mr Schumacher, curé de la paroisse"

La grosse cloche, en Ré, portait l’inscription suivante :

Je m’appelle Marie. Bénite en 1923 je remplace ma sœur aînée, victime de la guerre.  Quand j’ai vu le jour, Pie XI était SouverainPontife, J.B. Pelt Evêque de Metz, l’abbé Kirch Curé de Welferding, Jean Nic. Kessler Maire de Welferding. Je loue la Vierge immaculée, Reine de la paix ! J’annonce la paix à toutes les âmes de bonne volonté.  J’ai eu pour parrains et marraines les hommes et les femmes de la paroisse.  O Marie, Reine de la paix, obtenez aux paroissiens de Welferding la paix intérieure et extérieure, gage de la paix éternelle !"

La seconde cloche, en mi, portait l’inscription suivante :

"Je m’appelle Joseph. Bénite en 1923 je remplace ma sœur aînée, victime de la guerre. Quand j’ai vu le jour, Pie XI était SouverainPontife, J.B. Pelt Evêque de Metz, l’abbé Kirch Curé de Welferding, Jean Nic. Kessler Maire de Welferding. Je loue S. Joseph, patron de tous ceux qui travaillent ; J’annonce par mes sons assidus la nécessité du travail. J’ai eu pour parrains et marraines les jeunes gens et jeunes filles de la paroisse. Glorieux Patron Saint Joseph, apprenez aux habitants de Welferding de travailler avec Dieu ! Ora et labora !"

Malheureusement elles aussi subirent le sort de la guerre, puisqu'elles furent réquisitionnées pendant la seconde guerre mondiale en 1943, du moins les deux plus grandes. Il resta la petite St Walfrid de 1867.

Lorsque les cloches sont amenées dans la paroisse cela est toujours un grand moment de joie. En 1957 la paroisse récupère de vraies cloches qui vont remplacer le système audio qui avait été mis en place après guerre. Les enfants des écoles décorèrent leurs bicyclettes.

Les cloches reviennent sur des chars décorés 

et ensuite sont installées dans l'église pour être bénies.

Aujourd'hui

Elles sont donc au nombre de quatre : La petite " Saint Walfrid" qui n'a jamais quitté son clocher, ensuite Joseph qui porte les mots suivants "St Joseph artisan et patron du travail Priez pour nous", à ces côtés on découvre la cloche "Sacré Coeur de Jésus Ayez pitié de nous ", puis tout à fait à droite se trouve "Marie Reine du monde" avec l'inscription "Priez et intercedez pour notre paroisse"

La petite JosephSacré coeurMarie Reine du monde

Les trois dernières portent encore au verso la mention :

"Fondue en 1957 pour la paroisse et la commune de Welferding sous l'administration de Mr Schild Alfred maire. 

Je remplace ma soeur aînée victime de la guerre 39/45 J'ai été bénite par Mr l'abbé Michels Joseph curé Mgr Joseph Heintz étant évêque de Metz et pieXII Souverain Pontife. "

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L' orgue.

Propriétaire : paroisse
Protection aux normes
Organiste titulaire : André Meyer
Entretien : Koenig (Sarre union)

orgue1 organisteorgue2
Edifice :église construite au XVIIIe siècle, réutilisant un clocher roman ( ?)
Emplacement dans l’édifice : en tribune au dessus de l’entrée principale
Acoustique : environ 2.5 secondes de réverbération.
Historique :       1875 orgue neuf de Verschneider- Krempf
                      1910 transformation par Joseph Rinckenbach
                      1961 : reconstruction par Willy Meurer.
 
 

Selon Kirch , suivi par Matthias, l’existence d’un orgue est attestée dès 1762, mais aucune mention de source ne vient étayer cette affirmation.

Les compte de la communauté de Welferding sont conservés à partir de 1746, mais aucune dépense ne semble relative à la construction ou à l’entretien d’un orgue, ni même au paiement d’un organiste ou de son souffleur. Les dépenses liées à l’orgue étaient donc probablement à la charge de la paroisse, dont les comptes d’Ancien régime sont perdus. On ne sait donc pas si la date de 1762 correspond à la construction de l’instrument ou simplement à la réparation d’un orgue plus ancien.

            Quoiqu’il en soit, la présence d’un orgue est confirmée à la fin du XVIIIè siècle. En 1786 la ville de Sarreguemines fit appel au facteur d’orgues Johann Georg Geib ( 1739- 1818) établi à Sarrebrück pour réceptionner les travaux de relevage de l’orgue de la paroisse Saint Nicolas. La délibération communale indique que  «  le dit s. Geib […] s’est présenté après avoir été appelé, à Velferding où il travaille après la réparation des orgues ». Selon le devis Verschneider de 1814 , l’orgue comportait un clavier unique de 8 jeux et une pédale de 3 jeux. Sa composition semble indiquer qu’il a été construit par un facteur allemand venu de Sarre ou du Palatinat, d’autant qu’il était accordé ½ ton plus haut, en ton de chœur(« Corton »)

            L’instrument échappa aux désordres révolutionnaires et put reprendre son service lors du rétablissement du culte en 1802. Ainsi, le premier budget de la nouvelle fabrique établi pour l’an XIII prévoyait 250 F par an pour la rétribution de l’organiste et chantre. D’autres délibérations de la même période font état de l’ « escalier des orgues » et des « bancs sous les orgues ».

            En 1814 on profita de travaux entrepris dans l’église pour opérer une transformation de l’orgue. L’organiste de la paroisse, Lang, était lié à Jean Frédéric Verschneider I , qui le tutoyait. C’est donc tout naturellement au facteur de Puttelange que furent confiés les travaux. Pour 475 f , il était prévu de surélever d’un pied le buffet ancien, d’ajouter un rang au Cornet, de remplacer en bois la première octave de la Trompette 8, de regarnir les soufflets et surtout de placer les jeux de pédale dans deux tourelles à fleur de tribune en ajoutant une octave basse 4. Les tuyaux de façade des deux tourelles de pédale devaient initialement être des chanoines, en bois recouvert de papier d’argent. Mais par un avenant du 8 novembre 1815, il fut décidé de les  confectionner en étain et de les faire parler, pour 74 F, plus la fourniture de l’étain.

L’instrument semble avoir été achevé en 1816.

            Le budget de 1831 prévoyait la somme de 500 F pour une réparation de l’orgue, mais on ne sait à qui fut confié ce travail. A partir de 1834, un facteur non nommé fut chargé d’une visite d’entretien annuelle, pour 8 F par an, portés à 10 F en 1841.

En 1852 les fils Verschneider touchèrent 215 F pour une réparation de l’instrument.

En 1856 on versa  2.25 F « à M.Schmitt de Sarreguemines pour fourniture d’une peau blanche de mouton, pour réparer les soufflets des orgues ».

L’année suivante, la fabrique paya 105 F à «  M. Dieudonné Eberhard Schaeffer facteur d’orgues[…] pour réparations faites au jeu d’orgues ». Il s’agit là du premier travail connu de Gottfried Eberhard Schaeffer comme facteur indépendant établi à Sarreguemines. Le budget de 1867 prévoyait encore 1000 F de réparations pour l’orgue.

            Mais malgré tous ces soins l’instrument d’Ancien Régime montrait des signes évidents de vétusté. Lors de la séance du 12 avril 1874, le conseil de fabrique chargea  le curé et le trésorier de « faire examiner l’orgue par un expert habile, qui devra spécifier les réparations urgentes à entreprendre, et à s’adresser, pour l’exécution des travaux, au facteur d’orgues qui offrira le plus d’avantages et de garanties ». Le résultat de ces consultations fut présenté au conseil durant la séance du 15 novembre 1874.Le maire, le curé et le trésorier de la fabrique relatèrent qu’ils avaient  «  fait examiner l’orgue de l’église par des hommes experts et des facteurs d’orgues » ; « tous ont reconnu que le vieil orgue ne supporte plus de réparation, qu’il doit être remplacé par un orgue neuf, en rapport avec la grandeur du bâtiment » Les Fabriciens approuvèrent un devis d’orgue neuf présenté par la maison Verschneider- Krempf, de Rémering et votèrent les 7600 F prévus par ce devis .La délibération fut approuvée dès le 20 novembre 1874 par l’évêché et l’orgue posé en 1875 . Le paiement du solde n’intervint qu’en 1880. Quant à l’ancien orgue, il semble avoir été repris par les Verschneider ; à titre d’hypothèse, on peut avancer qu’ils réutlisèrent peut être le vieux buffet pour l’orgue neuf qu’ils livrèrent la même année à Obergailbach.

            L’entretien de l’orgue changea assez souvent de mains : après les Verschneider, il échut à Adrian Spamann( 1887, 1888), à Georges Nicolas Schaefer, fils de Gottfried Eberhard ( 1893, 1894, 1897, 1898) puis à Franz Staudt ( 1902, 1905, 1907). Mais lors de la visite canonique de 1906 on nota que l’orgue demandait des réparations. De fait en 1910 on commanda un agrandissement de l’instrument, non à Staudt mais à Joseph Rinckenbach d’Ammerschwihr ( Haut Rhin ) qui en fit son opus 122 pour 5277Mk.

A l’issue de ces travaux, l’orgue comptait 23 jeux sur deux claviers et pédalier .La traction était mécanique avec machine Barker pour les claviers manuels ( faut- il y  voir une influence des travaux effectués par Charles Mutin à Saint Nicolas de Sarreguemines et à Neunkirch ?) et pneumatique tubulaire pour la pédale.

            Réquisitionnés en 1917, les tuyaux de façade furent remplacés en 1927 pour 11000 F.

En 1929 on versa 450 F à Edgard Wetzel de Strasbourg, puis André Guébel toucha 2000 F en 1932 pour des réparations. Guébel intervint à nouveau en 1938 ( 230 F ) et en 1942 (35 RM)

            Durant la seconde guerre mondiale l’orgue ne subit que de modestes infiltrations d’eau et l’expert Frédéric Haerpfer évalua à 8% le taux de destruction de l’instrument. Ces dégàts furent réparés en 1949 par Willy Meurer pour 248.385 F selon la facture du 10 septembre 1949. En 1954 et 1956 l’entretien courant fut assuré par Jean Georges Koenig. Une nouvelle transformation fut effectuée en 1961 par Willy Meurer. S’élevant à 3.008.440 F son devis prévoyait des remaniements de la composition et l’électrification de la traction avec une console neuve ce qui fut effectivement réalisé.

Buffet.
 

            Entièrement renouvelée en 1874 par Verschneider- Krempf la boiserie se compose d’un grand corps et d’un positif postiche qui cachait à l’origine la console indépendante.

Les façades sont en chêne verni, les parois latérales en sapin peint. Il n’y a jamais eu de plafond. La boîte expressive est de Rinckenbach en sapin avec jalousies verticales à l’avant et sur les deux côtés. Les tuyaux de façade sont en étain, avec écussons en plein cintre rapportés sauf dans les plates-faces du positif.
 

Etat : assez bon en novembre 1995 ( fonctionnement satisfaisant, sauf un jeu muet, accord correct). 
 

Sources : archives communales de Sarreguemines B 12,

15X12,13,14,15,15 X18,19 ( les archives paroissiales de Welferding sont déposées sous la côte 15X)
 

Bibliographie : Joseph  Rinckenbach, Nomenclature des orgues construits par la maison Rinckenbach liste dactylographiée vers 1931 p 3

J.P.Kirch Geschichte von Welferdingen 1932 p 223

François- Xavier Mathias op. Cit. p 92

Mis sur support numérique par Claude Houver 3/01/2005

orgue2009

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Les calvaires de la paroisse

Le premier calvaire situé près de l'école

Actuellement la paroisse compte sept calvaires : deux dans la rue de Woustviller trois sur la route d'Ippling un dans la rue de Grosbliederstroff et un rue de Rouhling.

Le premier calvaire situé près de l'école, au lieu dit vieux Hirtenberg, d'après le livre du chanoine Kirch marquait la limite sud du village, il a été érigé là car il y avait un champ qui appartenait à la cure à cet endroit Il ne porte pas d'inscription visible si ce n'est la date de 1810 et on distingue une niche vide surmontée d'une coquille sculpté dans le grès.

En continuant à monter la rue de Wousviller, à la limite actuelle de la paroisse et à l'orée de la forêt se laisse découvrir un calvaire entretenu, fleuri et repeint de neuf. 

Il porte les mots Parce Domine, parce populo tuo. (Epargne Seigneur, épargne à ton peuple) Erigé en 1906 la croix habituellement en pierre cède le pas ici au fer forgé. On ne peut pas , à cause de la peinture voir si le pied du calvaire est du béton ou de la pierre.

Calvaire rue de Wousviller Calvaire rue de Wousviller

La rue d'Ippling est la plus fournie , elle en compte trois : le premier 150 mètres plus haut que le cimetière, sur le côte droit de la route. Erigé en 1936, on devine par l'inscription "o crux ave spes unica" (oh croix unique espoir) l'angoisse qui régnait dans la paroisse à cette époque. Ce calvaire fut élevé par l'abbé chanoine Kirsch. On demandait tout de même une protection très locale.

rue d'Ippling O crux ave spes unica

Remontons la rue d'Ippling et nous arrivons au second calvaire limite ouest de paroisse. Cette fois il s'agit du plus ancien puisqu'il est daté de 1757. L'inscription gravée "in cruce salus" est encadrée par un drapé délicat que surmonte une couronne d'épines. Ce monument de grés rose et blanc fut rénové à deux reprises comme l'indiquent les dates 1906 et 1992

in cruce salus second calvaire rue d'ippling

Le dernier calvaire se situe nettement en dehors des limites de la paroisse sur la gauche après le premier virage sur la route menant à Ippling. Edifié en 1885 par Elisabeth Renard pour la gloire de Dieu et en souvenir de Jacques Spindler et Pierre Lang. Dans une niche double on voit la sculpture de Saint Pierre reconnaissable à ses clés et saint Jacques muni du bâton de pélerin. Au dessus d'eux et en dessous du Christ en croix Sainte Elisabeth portant la palme.

dernier calvaire, niche double dernier calvaireniche double avec saint Pierre et saint JacquesSainte Elisabeth portant la palme

Rue de grosbliederstroff, un peu au delà du pont, sur la gauche, caché dans un écrin de verdure un calvaire sans inscription, repeint en blanc marquait la limite nord de la paroisse

rue de grosbliederstroff écrin de verdure

Afin de découvrir le dernier des calvaires, il faut se rendre devant le centre de réadaptation fonctionnelle du Hoberg, dans le parc, où se trouve ce monument. Dressé à la mémoire de la famille Lagour Heidinger il fut rénové en 1976. Il porte lui aussi une croix en fer forgé comme le calvaire au bord de la forêt de Wousviller.

dernier des calvaires croix en fer forgéà la mémoire de la famille Lagour Heidinger

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