Nous sommes réunis tous ensemble aujourd'hui afin de remercier Dieu pour ce prix Nobel de la Paix, et je pense que ce serait merveilleux si nous récitions ensemble la prière de St François d'Assise, une prière qui ne cesse toujours pas de me surprendre. (…)
Mais je crois que le plus grand destructeur de la paix aujourd'hui est l'avortement, parce qu'il est une véritable guerre, un meurtre, un assassinat commis par la mère elle-même. Nous lisons dans les Saintes Écritures que Dieu a très clairement dit : " Même si une mère pouvait oublier son enfant, Je ne vous oublierai pas. Je vous ai créés dans la paume de ma main. "
Nous avons été créés dans la paume de Sa main ; aussi proche de Lui, cet enfant, qui n'est pas encore né, a également été créé dans la paume de Sa main. Et c'est ce qui me frappe le plus, le début de cette phrase, même si une mère pouvait oublier son enfant - ce qui me paraît impossible, mais même si elle pouvait l'oublier - je ne vous oublierai pas.
Mais aujourd'hui le plus grand malheur, le plus grand destructeur de la paix est l'avortement. Et nous qui sommes réunis ici aujourd'hui, nos parents nous ont voulus. Nous ne pourrions pas être ici si nos parents avaient pu nous faire ça.
Nos enfants, nous les voulons, nous les aimons. Mais qu'en est-il pour les millions d'autres enfants ? Beaucoup de gens se sentent concernés par les enfants africains ou indiens qui meurent chaque jour de malnutrition, de faim et par manque de soins. Mais des millions d'autres meurent délibérément par la volonté de leur mère. Et c'est justement là le plus grand destructeur de la paix aujourd'hui. Car si une mère peut tuer son propre enfant, que nous reste-t-il ? Qu'y a-t-il entre vous et moi qui vous empêche de me tuer et moi de vous tuer ? Il ne reste rien.
Et c'est pourquoi j'appelle en Inde, j'appelle partout dans le monde : " Amenez-nous les enfants ! " Et cette année étant l'année de l'enfant, que faisons-nous pour les enfants ? Au début de cette année, j'ai dit partout où il m'était demandé de m'exprimer : " Assurons-nous que cette année, chaque enfant qui naîtra, ou qui sera à naître, sera un enfant désiré. "
Aujourd'hui nous sommes à la fin de cette année. Avons-nous réellement fait en sorte que chaque enfant soit désiré ?
Je vais vous dire quelque chose de terrifiant : nous combattons l'avortement par l'adoption. Nous avons sauvé des milliers de vies. Nous avons envoyé des lettres dans toutes les cliniques, dans tous les hôpitaux, dans tous les postes de police :
" S'il vous plaît, n'exterminez pas les enfants ; nous prendrons tous ces enfants. "
Nous avons un grand nombre de mères célibataires et, à chaque heure du jour et de la nuit, il y a toujours quelqu'un pour leur dire :
" Venez, nous allons prendre soin de vous, nous prendrons votre enfant et nous lui trouverons un bon foyer. "
Et nous recevons de très nombreux demandes de familles qui n'ont pas d'enfants, c'est pour nous la bénédiction de Dieu. Nous faisons également une autre chose merveilleuse : nous éduquons nos mendiants, nos malades dans les léproseries, les habitants des taudis, les gens des rues dans nos plannings familiaux naturels. (…)
Que la joie de vivre des enfants qui restent à naître se révèle ici. Si vous devenez une lumière vive de la paix dans le monde, alors seulement le prix Nobel de la Paix sera un véritable don du peuple norvégien.
Que Dieu vous bénisse !