Le Cœur de Jésus a qui l’église catholique rend un culte de latrie (culte d’adoration qui n’est rendu qu’à Dieu seul) en sa qualité de symbole de l’amour humain et divin de Jésus Christ. La fête liturgique est célébrée le vendredi après la Fête Dieu ou le 2ème dimanche après la Pentecôte. Elle est issue de la dévotion à l’humanité du Christ, promue par St Jean Eudes en 1672 et Ste Marguerite-Marie Alacoque en 1675.
St Jean Eudes
: né à Ri près
d’Argentan en 1600. Ordonné prêtre en
1625 et fondateur de la Congrégation de Jésus et
Marie (Eudistes) en 1643 à Caen. Il fut canonisé
en 1925.
Ste Marguerite-Marie Alacoque : religieuse visitandine,
née à Vérosures dans le Charolais.
Entrée à la Visitation de Paray
le Monial elle
reçoit la mission de répandre la
dévotion au Sacré-Cœur de
Jésus. Elle fut canonisé en 1920.
L’assemblée du clergé de France adopte la fête en 1765. Et elle est étendue à l’Eglise Universelle par le Pape Pie IX en 1856 et égalée aux plus grandes solennités par le Pape Pie XI en 1928. Elle fut célébrée la première fois à Paray le Monial en 1865.
Le premier vitrail dans la partie centrale du chœur : intitulé « L’apparition du Sacré-Cœur à Ste Marguerite-Marie » offert et posé par son créateur l’entreprise Georges Janin 12 Rue Lionnois à Nancy permit dès le 8 décembre 1935, au chanoine François Dorvaux de bénir le chœur et la nef de manière que le culte y fut célébré de suite. La création, la réalisation et la pose des vitraux du chœur furent honorées par les Ateliers Georges Janin à Nancy entre 1935 et 1937.
Pour mémoire,
un vitrail à la gauche du central intitulé
« Les disciples d’Emmaüs »,
offert par Mme Knorr,
un vitrail à la droite du central représentant
« Marthe et Marie au service du Seigneur », offert
par M. Gaston Schwartz,
un vitrail, deuxième à gauche,
représentant « La rencontre du Christ et du jeune
homme riche », offert par la chanoine Louis Pirus,
un vitrail, deuxième à droite,
représentant « La parabole de la Samaritaine
»,
dans l’avant chœur un vitrail à gauche
représentant « Le Christ au milieu des enfants
»,
dans l’avant chœur un vitrail à droite
représentant « La guérison des malades
par le Christ ».
Dans le transept, au-dessus des autels latéraux deux vitraux représentants les anges et des décors de type mosaïque. La création artistique des vitraux de la nef, du transept et de la chapelle St Jean sont l’œuvre de M. Camille Hilaire, professeur à l’école des Beaux Arts de Paris. Ces commandes et leurs réalisations ont été effectuées entre décembre 1966 et décembre 1971 par les Ateliers Benoît, successeur Janin 12 Rue Lionnois à Nancy. Les deux baies du transept représentent chacune 36,14 m² ; celle faisant face à l’autel St Joseph et à l’autel de la Vierge Marie 16,16 m² et les six vitraux de nef 16,60 m² chacun. En février 1950 la paroisse fit l’acquisition du vitrail central représentant « La Crucifixion » le remplacement à l’identique de l’autel et de la statue St Joseph (1,80 m), et la réparation des ambons et bancs de communion en marbre blanc de Carrare fut confiés à l’entreprise Valentin Jaeg de Strasbourg en 1951 à laquelle l’on doit également l’exécution du chemin de croix dont la particularité est de compter 16 stations (en pierre de Pons). La totalité de ces vitraux a été réalisée en verre antique de St Just, cintré au plomb.
En 1967, M. le Curé Philippe Kiffer souligna : « Que ces vitraux ne comporteront pas de figures ni de symboles, mais devront avant tout créer une atmosphère coloriée et sacrale favorisant la piété. Maître Camille Hilaire comme le Professeur Altmeyer 35 années plus tard virent dans cette création artistique : « Le feu qui jaillit du chœur comme d’une fournaise ; une lave incandescente d’un volcan en activité qui se répand dans l’univers et qui le traverse de ses flammes rouges. De même les vitraux de la nef, dont la chaleur et la lumière des jaunes et bleus, représentent une force spirituelle qui court et se propage dans l’humanité. »
Enfin, en décembre 1999, fut créé et conçu le vitrail de la rosace du pignon de nef par le professeur Bruno Altmeyer de Strasbourg, travail confié au maître verrier Jean Salmon à Woippy.
Camille Hilaire : Né à Metz le 2 Août 1916. Celui qu’on a souvent appelé « le peintre du bonheur » a laissé une œuvre foisonnante, riche d’une science toute personnelle de la lumière. Il est aujourd’hui l’une des signature les plus significatives de la peinture moderne. Il fut l’élève des grands maîtres Holbein et Dürer, d’André L’Hôte qui l’initie aux arcanes du cubisme, d’une influence qui restera jusqu’au bout visible dans son style parvenu à maturité. Il fut professeur aux Beaux Arts de Nancy de 1947 à 1958 puis à l’Ecole Nationale des Beaux Arts à Paris. Il est décédé en Juin 2004.
Le 3 mars 1963, le Conseil de Fabrique lors de la séance de Quasimodo vu l’avis favorable de la commission diocésaine des orgues et de l’expert, décide de passer commande aux Ets Willy Meurer à Rohrbach-les-Bitche, facteur et constructeur de grandes orgues. L’instrument animé par un système de traction électro-pneumatique est composé d’un Grand Orgue (56 notes), d’un Récit positif (56 notes), d’un Positif (56 notes), et de Pédale (30 notes). Il s’exprime au travers de 42 jeux réels et 2 emprunts constitués de 2 949 tuyaux.
Le nouvel instrument a été béni par son Excellence Mgr Georges KLEIN et inauguré par l’organiste M. Louis Thiry. Il fut définitivement réceptionné le 27 février 1966. A l’initiative du Conseil de Fabrique, ce joyau de notre patrimoine fut entièrement rénové et relevé en l’an 2000 par la Manufacture d’Orgues Walker à Hanweiler (Allemagne).
Le 10 juin 1956 le Conseil décide de commander trois cloches d’intonation, RE, FA, SOL aux Ets Georges Pacard à Annecy le Vieux (Hte Savoie). Le 1er juillet 1956 fut commandé le bourdon SI à la même fonderie. Le 27 décembre 1957 par permis de construire n° 146 le Maire de la ville de Sarreguemines autorise la Fabrique de l’église à engager la construction d’un beffroi provisoire pour les cloches de l’église (hauteur 11m, sur 4 X 5).
Ces travaux ont été confiés à la Saarlouiser Glocken-Giesserei GmbH à Saarlouis pour la fourniture des aciers, le montage étant exécuté par les ateliers Paul Schweitzer rue Mangin à Sarreguemines.
Les cloches furent expédiés d’Annecy les premiers jours de mars 1958 par wagons, et transportées solennellement de la gare à l’église à travers les rues de la ville sous la neige le dimanche 9 mars 1958. Les travaux d’électrification et de sonnerie ont été réalisé par les Ets Didelot à Sarrebourg.
La bénédiction a eu lieu le 16 mars 1958 par Mgr Paul Joseph Schmitt, évêque de Metz, en présence des 35 parrains et 35 marraines et de l’assemblée des fidèles.
SACRE-CŒUR DE JESUS : le bourdon, poids 2 600 Kg,
diamètre 1,61 m, note SI.
« Venez à moi, vous tous qui souffrez et ployez
sous le fardeau, et moi je referai vos forces. » Suivent les
noms des membres du Conseil de Fabrique, du curé, du maire
et du vicaire.
SAINTE MARIE REINE : poids : 1 250 Kg, diamètre :
1,27 m, note RE dièse.
« Faites tout ce qu’il vous dira. »
(Parole de Marie aux noces de Cana).
SAINT NICOLAS : (Evêque et Confesseur, patron de la ville) : poids : 760 Kg, diamètre 1,07 m, note : FA dièse. « Souvenez-vous de vos préposés qui vous ont prêché la parole de Dieu. »
SAINT PIE X (Pape et Confesseur) : poids : 530 Kg,
diamètre 0,95 m, note : SOL dièse.
« Tout rétablir dans le Christ. »
(Devise du Saint).
Sur proposition de l’abbé Philippe Kiffer et acceptée par la commission des arts sacrés du diocèse de Metz le 12 août 1956, mais également par le Conseil de Fabrique le 1er août 1960, la construction de la chapelle St Jean fut néanmoins refusée par la commission des travaux de la ville de Sarreguemines, le 5 août 1960.
Il fallut attendre le 15 juin 1961, l’approbation du Conseil Municipal (12 voix pour et 8 voix contre), pour voir accepter le permis de construire ainsi libellé le 8 novembre 1961.
L’étude fut confiée
à l’architecte Besnard de Sarreguemines et la
chapelle fut construite par l’entreprise Gangloff de Sarralbe.
Cette nouvelle chapelle située au nord-est de l’église attenante se caractérise par ses traits sobres et son intimité communautaire.
L’autel et les crédences créés par Camille Hilaire sont réalisés en marbre gris de Ste Anne.
La fresque au-dessus de l’autel est une peinture à l’huile sur tissu créé par Camille Hilaire, elle met en scène « La Crucifixion », particulièrement le moment où le Christ s’adresse à Jean et à sa mère, elle fut exécutée en octobre 1963.
Le vitrail d’une superficie de 9,60 m intitulé « Lumière dans les ténèbres » créé par Camille Hilaire a été posé en avril 1963 par les Ateliers Benoît de Nancy.
La chapelle fut bénie au soir du lundi 23
décembre 1964 par M. le Curé Philippe Kiffer, en
présence de M. Hommes représentant M. le Maire et
les membres du Conseil de Fabrique ainsi qu’une centaine de
paroissiens.
Le 18 novembre 1976, le Conseil Municipal accepte le projet de construction d’un narthex en avant de la nef et dont l’entrée abrite deux salles de 50 m² chacune.
Le mur du pignon de nef existant fut démolit et remplacé par un mur définitif de 38 cm d’épaisseur ; il reçu un habillage de piliers en grès des Vosges, ainsi qu’une rosace de 4,10 m de diamètre constituée du 8 ogives représentant 13,20 m² de surface. L’édifice ainsi « achevé » pour Noël 1977, mesure aujourd’hui hors tout 63,60 m, de long 36,60 m de large, 23 m de hauteur à l’extrados et 18 m de hauteur à l’intrados.
Les commandes de marbre furent honorés par les Ets Albert Lorenzi à Beausoleil (Alpes-Maritimes), importateur de marbre blanc de Pietro Santo près de Carrare en Italie.
Ces matériaux de marbre blanc constituent : la statue du Sacré-Cœur (hauteur 2,30 m) posée sur un socle en bois de 4 m; à l’arrière de l’autel la statue de Saint Joseph (hauteur 2 m); la statue de Sainte Vierge Marie (hauteur 2 m). Ces deux dernières statues reposent chacune sur un autel mesurant 2,20 m de haut soutenu par deux colonnes de marbre vert / gris.

Le maître autel dessiné par Jules Criqui également en marbre blanc d’une hauteur de 2 m et 4 m de long, pèse 8 tonnes. Il est composé d’une tablette de 20 cm d’épaisseur soutenu par 12 colonnes de marbre gris. Celui-ci fut offert par Mme François Embs née Barbe Schneider.
Les bancs de communion de 4,80 m de long et 0,70 m de hauteur reposent chacun sur 8 colonnes de marbre.
Les
deux ambons à l’effigie de St Pierre et St Paul
d’une hauteur de 2 m chacun, reposent sur 5 colonnes de marbre
gris.
Le baptistère repose sur 4 colonnes de marbre et son couvercle est entièrement en cuivre martelé.
Les deux bénitiers se trouvant aux deux entrées de l’église proviennent de la même origine.
Le
tabernacle ainsi que la niche d’exposition en bronze verni ont
été réalisé par la Manufacture de Bronzes
d’Eglises DRIOTON et Cie à Nancy en 1935.
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