








En ce jour jubilaire, les textes de la parole de Dieu peuvent nous parler fort. En effet, saint Paul nous rappelle que notre vocation à tous est de devenir enfant de Dieu. C'est le don qui nous est fait à notre baptême, c'est, comme il nous le dit, l'héritage qui nous est promis. Dans cette vocation à la sainteté pour tous, il y a des appels spécifiques. Chacun de nous a à répondre à la question que le Christ nous pose dans l'Évangile : « pour nous, pour toi, qui suis-je ? »
Depuis ma prime enfance, j'ai entendu cet appel et j'y ai répondu. Il y a vingt-cinq ans, le 30 juin 1985, Mgr Schmitt m'a appelé au nom de l'Église et m'a a ordonné prêtre à la cathédrale de Metz
différentes personnes et groupes : ACE, ACI, scouts de France, première communion, la catéchèse à l'école et au C.E.S., la conférence Saint-Vincent de Paul, et naturellement les mariages et les enterrements.
Au bout de deux ans, j'ai été envoyé comme curé dans cinq villages ruraux. L'année suivante, j’ai commencé le service diocésain de l'hospitalité Notre-Dame de Lourdes de Metz qui allait durer 14 ans et c'est l'abbé Patrick Bence aussi ici présent qui m'a succédé. L'année suivante, il m'a été demandé d'assurer la charge de curé modérateur d'un ensemble de 11 villages où j'ai appris ce qui sera appelé par la suite « collaboration différée ». En même temps débuta mon cheminement dans la CNDC (communion Notre-Dame de la cité), une association de fidèles de spiritualité carmélitaine où j'ai appris un peu plus le sens de la complémentarité des vocations, le souci de la communion, et où j'ai découvert la belle figure de quelques saints comme Thérèse, Jean de la Croix ou Edith Stein.
l'abbé Patrick, m'ont eu comme formateur quatre ans au séminaire, puis cinq ans aux jeunes prêtres, et pour lui encore, quatre ans comme curé à Rémilly. Bref il y a là objectivement un début de sainteté ou pour lui ou pour moi, et plus vraisemblablement une expérience de vie fraternelle.
Et j'ai eu beaucoup de joie à devenir le pasteur de la communauté de paroisses de Rémilly et à mettre en œuvre avec beaucoup de personnes, tout particulièrement l'E.A.P., ainsi que mes confrères dans l'archiprêtré dont j'avais la charge, les orientations du projet pastoral diocésain. Il en fut de même dans cette charge de coordinateur régional de la formation initiale des jeunes prêtres durant huit ans qui précèdent mon arrivée à Sarreguemines, le 14 septembre 2008, fête de la Sainte-Croix.
Depuis deux ans, vous m'avez accueilli. Avec les abbés Mathieu Baltzer, Albert Haller, Charles Stierer puis Achille Agbokou, l'E.A.P. et bien d'autres, nous avons essayé de remplir la mission de l'église dans le contexte qui est le nôtre et qui changera encore à la rentrée de septembre.
Pour les 25 ans, le premier mot qui monte de mon cœur est un grand « merci ». D'abord au Seigneur. Il est fidèle, il est présent, et sa parole est pour moi une véritable source et un dialogue permanent qui habite mon cœur.
autres prêtres nous célébrons le sacrement de l'eucharistie, ce don total de Jésus-Christ pour la vie du monde. À la suite du Seigneur, comment ne pas devenir moi-même don, alors qu'il m'a tellement donné.
Avec
Marie, Reine et Beauté du Carmel, j'aimerais – et nous le ferons ensemble après
la communion – reprendre son cantique de grâce : le Seigneur a fait pour moi
des merveilles. Saint est son nom ! Aujourd'hui, hier et demain. Amen.












