Extraits de l’intervention de Jean Marie Wagner Vicaire
général
En 1998 il n’y avait
qu’une seule EAP dans le diocèse du coté de Dieuze, aujourd’hui sur 140
communautés de paroisses nous comptons 125 EAP, nous souhaitons qu’il y ait une
EAP par Communauté de paroisses et non facultative
700 personnes font partie de cet grand ensemble et pour nous les EAP sont un
socle, un fondement, pour la suite pour notre avenir ; grâce à l’EAP la
charge pastorale pourra être continué à être exercée. Nous avons conscience que
nous traversons un temps de dépouillement et de pauvreté mais nous devons nous
ressourcer en Christ nous devons devenir des croyants heureux de vivre en
Christ.
Le but de notre rencontre est de partager nos trésors, de
glaner dans les différents exposés les expériences pastorales concrètes,
novatrices à mettre en oeuvre dans votre communauté.
La synthèse des relectures est disponible sur le site du
diocèse.
Nous commençons une nouvelle étape, il s’agit de sortir
d’une simple gestion pour aller plus en profondeur vers une proposition
spirituelle ; il faut passer d’une gestion des messes, de sortir d’une
logique de comptage pour devenir des veilleurs qui guettent la venue du
Seigneur aujourd’hui ,l’Esprit saint est à l’oeuvre aujourd’hui. Prêtres et
laïcs nous vivons un retournement spirituel, la nostalgie ne doit pas obscurcir
notre vue. La construction va au delà de nos pauvres forces c’est le Seigneur
qui bâtit la maison.
Entrons dans une dynamique missionnaire, accueillons
nos voisins de quartiers, et ressourçons
nous à la Parole
de l’Evangile et surtout ne surchargeons pas la mule.
Restons dans le faisable, la qualité est plus importante que
la quantité,
Le Maître a nourri la foule avec 3 poissons et 5 pains.
synthèse des relectures du diocèse

la synthèse complète est disponible à l'adresse suivante
http://catholique-metz.cef.fr/pages/accueil/relecture_ppd.pdf
Extraits de l’enseignement du Père Evêque P.Raffin
Lorsque il a fallu dénommer les nouvelles entités naissantes
du projet pastoral , le mot Communauté a été retenu. Ce mot a une forte
connotation chrétienne mais dans notre Eglise il n’est pas encore complètement
reconnu. Chaque paroisse devrait être une communauté et nous devrions mettre
ensemble ces communautés mais nous sommes encore loin du compte, l’église
catholique en notre pays souffre d’un grave déficit communautaire.
Dans les villes il y a un grand anonymat entre les chrétiens,
Dieu et moi, laissez moi prier avec mon Bon Dieu. On n’est pas près de partager
le Bon Dieu, nous sommes trop individualistes.
Revenons aux Actes des Apôtres où nous trouvons le premier
fruit de la Pentecôte
c’est le rassemblement des chrétiens en communauté (chapitre 2 et chapitre 4 )
La communauté est assidue à l’écoute et à la transmission de
l’enseignement des apôtres, c’est la parole de Dieu, assidue à la communion
fraternelle qui s’exprime de 3 façons,par
la fraction du pain, premier terme pour désigner l’Eucharistie ;
par les prières communes et par le partage des biens.
Le témoignage de la communauté est contagieux, il ne s’agit
pas de faire des choses en plus pour être missionnaire, c’est toute la vie qui
doit être missionnaire, le témoignage de chaque jour ;
C’est un groupe
fraternel qui s ‘exprime par la préoccupation des plus pauvres.
Voici les notes fondatrices de la communauté chrétienne.
Benoit XVI dans « Deus Caritas est » dit que la
triple tâche de l’Eglise se définit
comme l’annonce de la Parole
de Dieu, célébration des sacrements, service de la charité.
Ces tâches incombent à toute communauté Chrétienne sans
exception.
La Parole
de Dieu est fondatrice de la Foi
des personnes mais aussi des communautés.
La vitalité de notre foi dépend de notre fréquentation de la Parole. Il faut trouver
d’autres lieux que la messe où se nourrir de cette parole. Il faut la messe
mais cela ne suffit pas.

Comment se laisser évangéliser par l’Evangile ? sinon
en l’accueillant, élémentaire.
C’est pourquoi dès l’automne prochain, nous proposons
largement, j’insiste largement, l’évangile selon saint Marc. On souhaiterait
que de petits groupes se créent afin que le texte pénètre le coeur des
chrétiens.
La première tâche qui s’impose aux eap est que la communauté
soit fondée sur la parole de Dieu. Et ensuite que la liturgie, et tout ce qui
est prière soit faite suivant les règles que l’Eglise s’est donnée.
On a un peu trop déculpabilisé le fait de ne pas aller à la
messe. Alors que c’est le lieu où l’on puise des forces pour agir. Une
communauté qui ne se rassemble pas pour célébrer la liturgie n’existe pas. Etre
croyant mais non pratiquant est un sophisme, cela ne tient pas debout.
Le service de la diaconie, de la Charité a été dans
l’histoire de l’Eglise confiée aux diacres dont saint Laurent a été une des
figures marquantes.
Les diacres ne sont pas là pour dispenser la communauté de
cette tâche mais pour la stimuler
Les organismes caritatifs sont aujourd’hui les plus
efficaces dans ce domaine car ils reçoivent les dons et recrutent les bénévoles
qui leur permettent leur action
On assiste a une double crise. Celle de la générosité qui est encore très
grande mais qui chute régulièrement et crise du bénévolat. L’Eap doit veiller à
la prise en charge des besoins, d’établir le lien et avoir le souci de promouvoir le renouvellement. Soyez les
veilleurs !
L’Eglise s’est dotée
d’un certains nombre d’administrations pour assurer un service à la communauté.
Le Conseil Presbytèral , formé par les prêtres, autour de
leur évêque non pour être ensemble mais pour servir la communauté du diocèse,
ils sont coresponsables .
Les Conseils pastoraux qui existent à différents
niveaux, celui du diocèse le copadi a
été l’instance de gestion du projet pastoral diocésain.
Les évêques d’un même pays se retrouvent dans un Conseil des
Evêques, celui de France se trouve à Lourdes 2 fois par an ; le synode lui
élargit la réflexion au niveau universel.


