saint Francois_Saverne


La première crèche

François, toi le jeune homme riche d'Assise
Le Seigneur a besoin de toi pour son Eglise.
Tu n'as pas entendu son appel dans le brouhaha de la ville
Il a fallu un séjour en prison à Pérouse,
La cité en conflit avec ta ville natale.

Dans la pauvreté et le silence, tu réfléchis
Et tu entends la voix qui t'appelle
" François laisse tes richesses et suis-moi ! "
Revenu à la liberté, tu retrouves le chemin de la prière
Et tu oses aller jusqu'à embrasser un lépreux.

Dans la chapelle St Damien le Christ te dit
"François va réparer ma maison en ruine "
Peu à peu tu comprends ce que veut te dire Jésus
Par une vie pauvre tu dois suivre celui
Qui toute sa vie est allé vers les autres.

Avec quelques compagnons tu oses parler au Pape
Innocent III en 1209 t'accueille et approuve
La règle des "Frères Mineurs". Ainsi commence
Une nouvelle manière de vivre ensemble,
Sans confort, ni belle maison.



paroisse Sainte Barbe
En 1219, au péril de ta vie tu veux aller
Jusqu'à Bethléem voir la pauvreté dans laquelle
Jésus est né.Tu vas trouver le sultan
En Egypte, malgré la guerre des croisades
Pour obtenir un laissez passer

Tu iras t'agenouiller dans cette grotte
Loin de tout confort où le Fils de Dieu
A voulu naître parmi les hommes
Là tu as compris le message de l'Evangile
Les larmes aux yeux, tu es saisi par sa vérité.


paroisse Saint Denis
De retour en Italie, tu rêves d'un vrai Noël
Loin des villes, dans la campagne,la forêt.
C'est près du village de Greccio, que tu veux partager
Avec les paysans ce que tu as vécu à Bethléem.

Avec ton ami Jean Velita, tu as trouvé une grotte
Dans la forêt pour la nuit de Noël 1223.
Guidés par les " frères" les villageois avec des torches
Et des lanternes sont curieux de voir ce Noël
Pas comme les autres que François leur a préparé.

Paroisse du Sacré Coeur
Dans une caverne ils découvrent peu à peu
un âne et un boeuf près d'une mangeoire de foin
Dans la forêt résonnent les chants des "rères"
Un prêtre célèbre la messe de minuit
Et François le diacre chante l'Evangile de la Nativité

Le visage rayonnant de joie, en quelques mots
Doux comme le miel tu parles de ton expérience
A Bethléem où tu as vu cette pauvre caverne
Où le Fils de Dieu est né parmi les pauvres
Et voilà que toi François, tu te penches sur la crèche
Tu prends l'enfant nouveau-né qui te sourit

Eglise du Blauberg  Paroisse Saint Walfried
En ce Noël 1223 grâce à François , le petit pauvre
Est réalisée la première crèche qui sera multipliée
A travers le monde entier pour apporter la joie
Aux petits comme aux grands, car en cette nuit
Tout homme retrouve son coeur d'enfant.

Le Seigneur du ciel s'est dépouillé de sa gloire
Pour revêtir notre humanité et pour devenir notre frère
A chaque eucharistie le Fils de Dieu s'abaisse
pour venir à nous, sous le signe du pain et du vin
Maintenant il est avec nous jusqu'à la fin des temps.

                            Père Arthur Bohn

Paroisse Saint Nicolas chapelle de l'hôpital

Toute l'équipe du site des paroisses de la communauté de Sarreguemines
vous souhaite un très joyeux Noël et une excellente année 2010.

crèche vivante
 La crèche vivante de la ferme et des espaces verts de l'hôpital spécialisé

crèche vivante -personnel espaces verts et ferme

Noël à l'envers par Mgr Jacques Gaillot

Pourquoi ne pas le dire ? J'ai du mal à fêter Noël parce que Noël fait mal à ceux qui arrivent d'Amérique du Sud, d'Afrique, d'Asie, de tous les pays où on manque de pain, de paix, de liberté. Parce que Noël fait mal à tous ceux qui n'ont pas de travail, à ceux qui sont seuls, à ceux qui sont démunis.

Noël fait mal, parce qu'on étale de la richesse, parce qu'on gaspille, parce qu'on confond la fête avec l'abondance. Etalage insolent de notre civilisation enfermée sur elle-même, qui ne veut pas regarder les autres hommes. Pas de place à l'hôtellerie. Attention de ne pas fêter Noël à l'envers: du côté de ceux qui ont refusé Dieu.

Noël, c'est un Dieu pauvre. Un Enfant des pauvres. C'est Dieu qui risque sa vie, un marginal, un traqué. C'est Dieu-avec-nous dans le dénuement. Ce Dieu est-il encore notre Dieu ? C'est notre vie qui répond. Sommes-nous solidaires de ceux qui n'ont pas ? Puisons-nous notre joie dans l'amour qui est toujours indigent et qui veut toujours donner ? Savons-nous toujours recevoir ce que nous offrent les pauvres ? Noël nous ramène à l'essentiel. Ce n'est pas d'être riche, ce n'est pas d'avoir tout ce qu'il faut. Ce n'est pas d'être bien considéré, garanti contre tout et bien calfeutré dans une petite vie bien tranquille. Noël c'est aimer : à la maison, à l'école, dans le quartier, à l'atelier, au bureau, dans les activités qui tissent la vie, depuis l'association des parents d'élèves au syndicat, au parti politique.

Même si c'est difficile, même si on ne voit pas pour qui on lutte. Noël c'est aussi la nuit, l'isolement, le petit nombre, l'absence d'efficacité. Noël c'est aimer large, vers le Tiers monde, vers toute l'humanité si on pouvait.

Et Noël pour l'Eglise ? Elle est en crise, dit-on. Certains se plaisent à le souligner. Elle perd sa puissance d'autrefois. Elle cherche dans l'obscurité la route de Bethléem. Elle aussi connaîtra le dépouillement. Mais ce sera pour renaître, pauvre avec son Dieu pauvre, riche de l'essentiel, riche du seul Evangile.

Dans la foule des hommes et des femmes, qu'ils soient chrétiens ou qu'ils ne le soient pas, il y a des êtres qui cherchent, qui veulent une humanité plus humaine et qui se prête â Dieu. Puissions-nous tous être de ces hommes de l'Essentiel, des marcheurs de la nuit de Noël. Est-ce que Noël nous fait mal â nous aussi ? Peut-t-on alors dire que Dieu bouge en nous ? Le Dieu de Noël nous dérange. Il nous presse. C'est une joie qui brûle.











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