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Communauté de paroissesSaints Pierre et Paul |
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Lexique > préparer les chemins du Seigneur
L’évangile de ce dimanche, par la voix
de Jean Baptiste, nous y invite.Il nous
invite à rendre droits les sentiers,
à combler les ravins, à abaisser les montagnes, à redresser les passages
sinueux. Il ne s’agit pas, évidemment, de
construire une autoroute. Il s’agit d’enlever ce qui fait obstacle à
l’avènement du Christ et du Royaume de Dieu. Ces obstacles, nous les connaissons. Il
y a en ce monde des montagnes de haines et de préjugés à l’égard, surtout, des
gens qui sont d’une autre culture que la nôtre ; il y a des montagnes
d’injustices ou d’indifférence à l’égard des pauvres...Il y a des fossés,
parfois des gouffres, d’incompréhensions y compris dans nos familles et dans
nos paroisses. C’est
pourquoi, « se convertir », cela veut dire : lutter contre
l’égoïsme, les injustices, contre l’exploitation de l’homme par l’homme. C’est
travailler à faire régner la compréhension, la fraternité, la justice, la
solidarité avec les plus démunis… Mais cette conversion-là, si
indispensable qu’elle soit, n’est pas encore suffisante. Bien des incroyants,
bien des gens qui se disent athées, s’engagement dans ce combat-là. « Se convertir », dans le sens de
l’évangile, c’est aussi et surtout se tourner vers Dieu, ouvrir nos cœurs à
Dieu. C’est pourquoi la première condition d’une conversion authentique, c’est
le désir de Dieu, c’est désirer sa
venue, chez nous, dans notre vie personnelle, dans nos familles, dans notre
monde. Nous le savons bien, quelqu’un dont la
venue n’est pas désirée, sera reçu comme un importun, comme quelqu’un qui
dérange. Il sera mal reçu, ou il ne sera pas reçu du tout... On fera peut-être
semblant, on se contentera de quelques gestes de politesse, puis, plus ou moins
doucement, on le poussera dehors. C’est ce qui se passe aujourd’hui dans
notre société. Il reste quelques vestiges des traditions chrétiennes. On s’y
conforme encore, par tradition justement, par coutume, mais sans que cela
exprime une adhésion profonde aux valeurs dont ces coutumes sont porteuses. Et
ainsi, tout doucement, Dieu est mis à la porte... Il en va tout autrement quand on désire
vivement la venue de quelqu’un. Son arrivée sera une fête. Et on s’y prépare, parfois longuement.
On prend des dispositions pour bien le recevoir, pour qu’il se sente bien chez
nous. Regardez des parents qui attendent un enfant, un enfant dont la venue est
désirée... Comme ils se préparent à sa naissance, matériellement bien sûr, mais
aussi dans leur coeur. Pour accueillir le Seigneur, il faut
faire comme eux : préparer son coeur à sa venue. Prenons conscience qu’il y a
en chacun de nous bien des choses qui font obstacles à la venue du Seigneur,
même si nous sommes sincèrement croyants. Si facilement le Seigneur est relégué
dans un coin de nos existences : comme c’est le cas quand on ne prie plus
ou presque plus ;quand on cesse d’écouter, de méditer et d’intérioriser Or le Seigneur ne force pas notre
porte. Il est poli. Il n’entre chez nous, que si nous le laissons entrer ! Dans
le livre de l’Apocalypse (3, 20) le Seigneur dit : Voici que je me
tiens à la porte ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte,
j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec
moi. → Au fond, nos célébrations de Noël ne
serons vraies que dans la mesure où nous sommes habités par le désir sincère de
la venue du Seigneur, et par notre disponibilité à l’accueillir quand il vient
et là où il vient à nous. En l’absence de ce désir et de cette disponibilité,
Noël est vidé de son sens chrétien. Et Noël n’est plus Noël. P. Charles Stierer |
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