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Communauté de paroissesSaints Pierre et Paul |
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lexique > L’Eucharistie
source et sommet de la vie chrétienne. Incontestablement les
repas occupent une grande place dans notre existence. Et pas seulement parce
qu’il faut manger pour vivre. Car le repas est bien plus qu’une simple prise de
nourriture. Il est aussi facteur de rencontre et de « communion ».
Nous savons tous combien un repas facilite les contacts et les échanges. Il n’est donc pas étonnant que Jésus ait accordé beaucoup d’importance aux
repas. Il se laissait volontiers inviter à
table, même par ceux qui étaient mal
vus, par ceux que, dédaigneusement, on
appelait « les pécheurs». A lire les évangiles, on se rend compte que ces
heures passées autour d’une table comptaient parmi les grandes heures de
l’activité pastorale de Jésus. C’est là, à l’occasion de ces repas partagés,
qu’il rencontrait les hommes, qu’il
entrait « en communion » avec eux. Quand Jésus
s’attablait avec ses amis, avec « les pécheurs et les publicains »,
et même avec ses adversaires (car cela aussi, il le faisait), c’était Dieu
lui-même qui s’asseyait à leur table et leur montrait sa bienveillance, sa
proximité et son amour. Grâce à ces repas pris en commun avec Jésus, les
convives entraient déjà, d’une certaine manière, en communion avec lui et lui
avec eux. La signification, la
portée des repas pris en commun avec lui se révèlera pleinement au cours du
dernier repas qu’il partagera avec ses
amis la veille de sa mort. Cette fois-ci il ne
partagera plus seulement le pain de l’amitié, mais il se donnera lui-même en
nourriture spirituelle. Quand il dit « Prenez et mangez ! Prenez et
buvez ! » il communique cette
vie qu’il reçoit lui-même du Père : De même que je vis par le Père qui m’a
envoyé, de même celui qui me mangera vivra par moi. Cela veut dire que participer à l’Eucharistie, c’est entrer dans le
projet de Dieu. Ce
projet, saint Jean le résume
ainsi : Dieu a envoyé son Fils dans
le monde, afin que par lui nous ayons la vie (1 Jn 4, 9).Et cette vie nous
est offerte dans le repas eucharistique : Celui qui mange ma chair et
boit mon sang a la vie éternelle,
dit Jésus. Ce qui veut dire que foi en Jésus Christ et pratique eucharistique
vont de paire. C’est ce que Jésus a exprimé d’une façon on ne peut
claire quand il a dit : Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez
pas mon sang, vous n’aurez pas la vie en vous ! Mais participer à
l’Eucharistie, « communier », ce n’est pas seulement recevoir le
Christ en soi et pour soi. « Communier », c’est aussi manger ensemble le corps
eucharistique du Christ. Manger, boire les animaux le font aussi. Et même
s’ils le font côte à côte, ils se battent pour tout avoir, dans un refus du
partage ; ils ne mangent pas « ensemble », mais « en
rivalité ». Chez l’homme au
contraire, du moins s’il se comporte vraiment en être humain, le repas le plus
simple est bien plus. Il est rassemblement de la famille, symbole et expression
de la fraternité, de l’amitié, de l’hospitalité, et parfois il devient signe et
occasion de réconciliation. On comprend dès lors que
« communier » au pain eucharistique ne se réduit pas à l’acte de le
manger personnellement et à titre individuel. « Communier » doit aussi être un acte de communion fraternelle. C’est à la table du
Pain vivant que doit se réaliser l’unité de ceux qui croient en Jésus Christ.
Car, nous a dit saint Paul (2ème lecture), la
multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul
pain. P. Charles Stierer |
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