Communauté de paroisses

Saints Pierre et Paul

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>Petit dictionnaire pratique<

Ce petit lexique ne se veut pas du tout exhaustif mais bien plus évolutif
pour nourrir votre réflexion spirituelle.

heureux, malheureux--croire et voir comme Saint Thomas --Pourquoi restez vous là à regarder le ciel?-- apprendre à prier
âpreté au gain --Si quelqu’un vient à moi,  sans me préférer... --quelle fin pour les richesses? -- puissance de la foi et humilité dans le service-- Zachée-- les morts ressusciteront --

 année liturgique A :Es-tu celui qui doit venir ?-- 

Dieu, tué par des croyants! -- Pâques, fondement de l’espérance chrétienne--tellement habitués à entendre certains passages -- « Oui, mais... »-- celui qui croit n'est jamais seul--L’Eucharistie source et sommet de la vie chrétienne
Jésus  médecin des âmes--

Es-tu celui qui doit venir ?

3e dimanche de l'Avent

Bien que sincèrement croyants il se peut que certains jours des doutes nous assaillent. Ce que nous voyons semble contredire ce que nous dit notre foi. Ainsi notre foi nous dit que Dieu est Amour, que Dieu veut notre bonheur, qu’il a envoyé son Fils dans le monde pour nous libérer de tout mal. Notre foi nous dit aussi que Dieu est tout-puissant, c’est-à-dire qu’il peut tout, que rien ne lui est impossible et qu’il « dirige le destin du monde ».

Mais alors, pourquoi tant de malheurs, tant de souffrances, tant de morts innocentes ? Pourquoi, s’il est vraiment Amour et tout-puissant, Dieu tolère-t-il la méchanceté, la cruauté et les perversions  de tant d’hommes et de régimes politiques ou économiques
Les morts ressusciteront

Franchement, est-ce que cette histoire de la veuve aux sept maris ne vous paraît pas ridicule ? Elle l’est effectivement! Ceux qui l’ont racontée à Jésus voulaient qu’elle le soit. Et ils le voulaient parce qu’ils voulaient ridiculiser la foi en « la résurrection des morts ». En effet, les interlocuteurs de Jésus, les sadducéens prétendaient qu’il n’y a pas de résurrection.

Et pourtant ils n’étaient nullement des incroyants. Ils étaient ce qu’on appellerait aujourd’hui « des fondamentalistes ». Ils voulaient rester strictement fidèles à la foi de leurs ancêtres et refusaient qu’on y change ou y ajoute quoi que ce soit. En effet, les Israélites les plus anciens ne croyaient pas à la résurrection, ni même à une vie éternelle digne de ce nom.

 Sommes nous tous des "Zacchée" ?

Ce fait est tellement évident, frères et soeurs, que nous n’y prêtons guère plus attention : nous sommes fondamentalement des êtres de relations. Notre vie professionnelle, associative, ecclésiale, citoyenne et familiale s’enracine et s’exprime dans les rapports que nous entretenons avec nos semblables, avec ceux et celles qui forment le socle de nos rencontres quotidiennes.

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Puissance de la foi - Humilité dans le service

27° dim TO-C ; Lc 17, 5-10

L’Église est en crise. Les vocations sont en crise. La pratique religieuse est en crise. La pastorale et la catéchèse sont en crise...  Qui de nous, un jour ou l’autre, n’a pas participé à ce concert de lamentations ? Qui de nous ne s’est pas demandé un jour ou l’autre si « l’Église a encore un avenir » ?

Alors, désespérément, on cherche des méthodes, des techniques aptes à résoudre nos problèmes...

Mais nous risquons purement et simplement d’oublier que le Seigneur nous dit : La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : « Déracine-toi et va te planter dans la mer, » il vous obéirait.
quelle fin pour les richesses?

25° dim TO-C ; Lc 16, 1-13 

Aujourd’hui, peut-être plus qu’hier, particulièrement grâce à l’omniprésence des media dans nos vies, nous pouvons avoir l’impression, frères et sœurs, que l’économique, et son inévitable influence sur le social, nous hante, et ce à tel point qu’il nous est difficile, voir impossible, de passer une journée ordinaire sans être sollicité par l’argent !

Mais en cela, les textes de ce 25° dimanche du temps ordinaire entendus à l’instant, nous rappellent eux aussi que le commerce et le possession des richesses sont bien antérieurs à nous.

(homélie de Matthieu Balzer)

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Si quelqu’un vient à moi,  sans me préférer...

23e Dimanche du Temps Ordinaire / C

Dans le passé, la famille était par excellence le lieu de la transmission de la foi, les parents transmettant leur foi et leurs pratiques religieuses à leurs enfants. On était chrétien de naissance, en quelque sorte Cela a très bien fonctionné pendant des siècles, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui dans notre société occidentale. Dans Église de Metz de ce mois-ci (p. 3) notre évêque écrit : Aujourd’hui, à tort ou à raison, on ne naît plus chrétien, même si l’on est baptisé nouveau-né. De plus en plus, on devient chrétien par choix. Aujourd’hui on devient chrétien par choix personnel, et non plus parce qu’on est né à tel ou tel endroit et que nos parents nous ont fait baptiser.

Dans l’évangile que nous venons d’entendre Jésus nous dit clairement et sans ambages ce qu’il attend de celui qui décide de le suivre.   

( homélie de Charles Stierer)

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Avent  avant


avant est ce que grammaticalement on appelle un adverbe marquant le temps ou une préposition marquant la priorité, l'antériorité . On sent tout de suite un petit air de hiérarchie qui se pointe, on voit déjà celui qui cherche à passer avant tout le monde etc..( racine latine :ante)
avent  ne partage pas du tout la même racine puisqu'il vient de adventus signifiant arrivée, venue.
Nous attendons la venue de Jésus dans le monde.à Noël
et même en contre sens en choisissant la racine aveo vous êtes tout bon puisque cela signifie désirer ardemment et que pouvons nous désirer plus ardemment que la venue de notre Sauveur
Communauté Ce mot est beaucoup employé.
 Il peut se décliner  sur différents registres : Communauté de communes ; communauté de paroisses ;communauté d’intérêts, etc

Les chrétiens, le dimanche, se rassemblent en communauté parce qu’on n’est pas chrétien tout seul.
 La famille des chrétiens est une communauté de frères où chacun doit trouver et prendre sa place.
 Ils ont une maison (l’église) où ils se donnent rendez-vous le dimanche  pour célébrer le Seigneur Jésus.
 Ils mangent à la même table : la table de la Parole et du Pain.
convertir et
se convertir

une réalité que le dictionnaire enferme dans la notion d'adhésion,ou plus largement " d'amener à " il s'agit en fait d'un processus de changement d'état, on part d'un état A pour arriver à un état B ; dans le domaine qui nous intéresse s'ajoute aussi la conscience individuelle et une part non négligeable de volonté d'accepter.
Encore nous n'avons pas considéré ce phénomène sous son aspect déclenchement avec la liberté qui s'y arttache et...  et  direz -vous l'aspect historique.....?
Du coup un mot  peut occuper tout notre espace intérieur et nos pensées. Bonnes cogitations!
Dimanche Pourquoi dit-on que le dimanche est la Jour du Seigneur
Parce que « Seigneur » en latin se traduit dominicus.

 En italien d’ailleurs « dimanche » se dit : domenica
  En allemand on dira « Sonntag » (mot à mot : le jour du soleil)
en référence au matin de Pâques inondé par le Soleil du Ressuscité.

Le dimanche nous renvoie directement à la résurrection du Seigneur



Les prophètes dérangent
Mais qu’est-ce qu’un prophète ?
Dans le langage courant, on appelle « prophète » quelqu’un qui prédit l’avenir.
Dans la Bible, un prophète est celui qui parle au nom de Dieu, celui qui est chargé par Dieu de transmettre un message de sa part.
Il arrivait que ce message concernait l’avenir, mais le plus souvent les prophètes intervenaient pour dénoncer des abus, des déviations du comportement religieux, et tout particulièrement les contradictions entre la foi professée et la vie vécue.
De ce fait ils n’étaient pas toujours bien accueillis. ( Charles Stierer)




passé   présent
et avenir
Très probablement, frères et sœurs, avez-vous déjà entendu cette expression qui dit : on ne choisit ni ses  parents ni sa famille, mais on peut choisir ses amis. Un très rapide examen de sa propre vie nous montre toute l’exactitude d’une telle affirmation. Pris sous une approche différente il s’agit, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, de réfléchir sur le fait que le passé, l’histoire, c’est-à-dire ce qui se trouve à jamais derrière nous, que ce passé nous ne pouvons plus le modifier. Nous devons vivre avec, assumer ce passé le mieux possible sans jamais oublier que le présent, et donc l’avenir, dans certaines conditions au moins, nous appartiennent. Ceci ne va pas toujours de soi, les débats récents quant au passé colonial de notre pays témoignent de toute la complexité à assumer l’Histoire. Et ce qui est vrai pour une nation l’est également pour un individu. Si nous n’avons pas eu de choix quant à notre passé l’avenir, notre futur nous sommes tout de même libre de le construire et l’orienter selon nos possibilités et nos centres d’intérêts
( Matthieu Balzer )
Transfiguré sur la montagne

Frères et sœurs en Christ !
Qui de nous ne s’est jamais retrouvé sur une montagne devant un magnifique paysage et se disait : Ah là je construirai bien ma maison,  je m’y installerai, on pourra y voir le coucher du soleil, avec une magnifique vue sur la mer ?
Finalement les vacances se sont peu à peu achevées et il est  devenu temps de redescendre dans la plaine , et de continuer dans la dure réalité de la vie active.
 
C’est un peu ce qui a marqué les trois disciples Pierre, Jean et Jacques auxquels Jésus a fait voir une partie encore inconnue et sans doute incompréhensible de son ministère, de la vie. 
Sur une haute montagne Jésus change d’aspect devant eux !

L’évangile de Marc  nous dit qu’« il fut transfiguré !

(pasteur Samuel MAHLER)
purification du temple

où rencontrer Dieu ?

Ce que Jésus a fait ce jour-là ne lui sera jamais pardonné. Ce jour là Jésus a signé sa condamnation à mort.

Mais pourquoi cette intervention musclée de Jésus a-t-elle provoque une telle indignation ?

La raison en est qu’en s’en prenant au Temple de Jérusalem et au culte qui s’y déroulait, il s’en est pris à ce qu’il y avait de plus sacré pour  la conscience juive. Le Temple était en effet le coeur religieux d’Israël, « la demeure de Yavéh », le lieu de sa présence au milieu de son peuple. C’est pourquoi le Temple de Jérusalem était le seul endroit où, en Israël, on pouvait offrir des sacrifices à Dieu.

Pour les grandes fêtes, comme pour Pâque, par exemple, les Juifs de Palestine avaient à coeur de s’y rendre. Et ceux de la diaspora, c’est-à-dire ceux qui étaient dispersés à travers le monde, faisaient parfois d’énormes sacrifices pour s’y rendre au moins une fois dans leur vie.

S’en prendre au Temple était donc quelque chose d’énorme. Quand, au 2e siècle av. J.C., le roi Antiochus le profane (en y installant un culte païen), c’est la révolte générale et le début d’une longue et sanglante « guerre sainte » (Cf. 1 M 4, 36-43).                                 (  P. Charles Stierer )

pourquoi  carême ?
3è dimanche de Carême, 1P1, 18-21 – Eglise protestante
(échange de chaire )

Nous le savons bien, frères et sœurs, pour l’expérimenter depuis le jour de notre naissance : nous sommes des êtres de chair et de sang, de besoins et d’envies. Pour vivre, notre corps réclame différents éléments : de la nourriture, des boissons, de l’oxygène, de la lumière… A cela s’ajoutent aussi des sentiments, des attitudes propres à chaque personne : envie, satisfaction, plaisir, fierté ; ou bien déception, fatigue, découragement, lassitude. Tout cela est constitutif de notre condition humaine et fera partie intégrante de notre vie, ce jusqu’à notre mort.

Mais nous qui sommes rassemblés en ce moment-même dans cette église, nous avons encore une autre particularité : par notre baptême nous sommes devenus pleinement membres du Peuple de Dieu. Nous pensons et croyons sincèrement que le Dieu de Jésus-Christ marche à nos côtés, sur nos routes quotidiennes. Il nous rejoint dans tout ce que je viens de citer et qui fait de nous des êtres humains.             ( Mathieu Baltzer)

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Qu’est-ce que

« bon chrétien » ?

A partir de la parabole du Bon Berger (4e dimanche de Pâques / B)

 A quels signes peut-on reconnaître « un bon chrétien » ? Selon les tempéraments et l’éducation reçue, les réponses à ce genre de question sont diverses.
Pour les uns, un bon chrétien est celui qui observe fidèlement les commandements de Dieu et de l’Église. Saint Jean semble leur donner raison, puisqu’il écrit (1 Jn 2, 4): Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements est un menteur, la vérité n’est pas en lui.

Seulement, à mettre trop l’accent sur l’observation des commandements on court le risque de ne plus voir en Dieu que le Législateur suprême qui, par ses lois et ses commandements, se fait la gardien  et le gendarme du bon ordre moral, de la « bonne moralité ».

Et par voie de conséquence, on sera porté à voir en lui avant tout le Juge souverain dont la sentence dépendra de la façon dont nous aurons observé ses commandements.
Et on risque de passer à côté de ce qui est au cœur de la foi chrétienne.

Pour d’autres la foi est avant tout une adhésion à des concepts, des idées et des théories, des dogmes. Ils ne sont pas loin de voir dans la foi une espèce de philosophie ou même d’idéologie. Eux aussi risquent de passer à côté de ce qui fait le cœur de la foi chrétienne.

Dans l’évangile de ce dimanche Jésus nous dit comment il conçoit la foi et quel genre de relations il voudrait que nous ayons avec lui.

Et d’emblée il rejette l’image d’un Dieu gendarme et censeurs de nos agissements.

( Charles Stierer )

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La multiplication des pains

Imaginez-vous que vous vivez au temps de Jésus. En compagnie de quelques amis vous vous rendez à pieds vers une colline de Galilée, où, dit-on, Jésus se trouve en ce moment. Imaginez cette marche à travers la campagne.  Il fait très chaud. A fur et à mesure que vous approchez de votre destination d’autres groupes rejoignent le vôtre. Des gens qui viennent de partout, petits et grands.

Et quand vous arrivez sur la colline, il y a déjà plusieurs milliers de personnes rassemblées. Un immense brouhaha remplit l’air pendant un bon moment… Puis, tout à coup, un grand silence se fait. Debout sur un rocher, Jésus élève la voix… Comme les autres vous êtes fascinés par son regard, par ce qu’il dit, par la manière dont il parle… Vous ne voyez pas le temps passé…

Mais le temps passe tout de même. Le soir approche. Le soleil se couche sur le lac, embrasant le ciel de ses feux rouges et orange. Il serait temps de partir, de rentrer chez vous. Mais personne ne bouge. Vous non plus… Finalement Jésus se tait… Et dans le silence, les gens commencent à ressentir la faim qu’ils avaient complètement oubliée pendant qu’ils étaient suspendus aux lèvres de Jésus… Vous aussi, vous avez faim tout à coup. Mais vous avez été prévoyant : dans votre sac à provisions il y a quelques poissons séchés et quelques petits pains savoureux. Et vous vous apprêtez à les déguster de bon appétit.  ( Charles Stierer)

Maintenant, Seigneur, c’en est trop !

Lève toi et mange!

( 19e dimanche du temps ordinaire )

Nous savons que la Bible n’est rien d’autre que la vie
d’hommes et de femmes en quête de Dieu.
Et que par conséquent il n’est pas faux de dire que
c’est aussi notre histoire à nous !
Au fond il suffit parfois de changer les noms des personnes
Et des lieux pour reconnaître que nous vivons
Plus ou moins la même chose.

 La première lecture que nous venons d’écouter nous parle
Du prophète Elie, invité à se lever et à manger
Pour marcher vers la montagne de Dieu.

(Abbé Albert Haller)

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 Pris parmi les hommes… pour intervenir en leur faveur  

(30ème dimanche ordinaire B)

L’évangile de ce dimanche s’inscrit juste après ceux des dimanches précédents, c’est-à-dire dans la dernière montée de Jésus à Jérusalem. Jésus et ses disciples quittent Jérico, suivis par une foule nombreuse, pour entamer la dernière étape avant Jérusalem. Et voilà qu’un mendiant aveugle, Bartimée, qui était assis au bord de la route, se met à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! ». Il a entendu parler de Jésus de Nazareth et de ses miracles et il veut en bénéficier à son tour…

            Manifestement il dérange et on cherche à le faire taire : de tout temps, il y a des personnes qui préfèrent que la misère reste cachée et qu’elle ne dérange ni la vue, ni le sommeil de ceux qui vont bien. Cela n’empêche pas Jésus, qui est plus attentif aux humiliés du dernier rang qu’aux vaniteux du premier, de l’entendre et de le faire appeler. « Ta foi t’a sauvé », va lui dire Jésus. Et aussitôt, Bartimée recouvre la vue.

            Laissons-là l’Evangile pour nous arrêter à la deuxième lecture (He 5, 1-6) qui nous parle du Grand Prêtre et, par là, du prêtre de la Nouvelle Alliance.

            « Le grand prêtre est toujours pris parmi les hommes ». Le prêtre n’est pas tombé du ciel, c’est un être humain issu de cette terre, il a derrière lui une famille et une histoire comme tous les autres hommes. Parfois, dans les visites pastorales, des chrétiens me disent : « Monseigneur, envoyez-nous un curé ! »

(Monseigneur P. Raffin évêque de Metz )

Comment
 réussir notre vie ?
( Toussaint)

Les gens des agences de voyages et de tourisme sont des gens prévoyants. Ils pensent très longtemps à l’avance à nos  congés annuels. Ils savent concocter des prospectus et des catalogues d’une indiscutable séduction pour nos yeux. Ces catalogues sont comme un avant-goût des vacances qui nous attendent l’été prochain, alors que l’hiver est à nos portes.

C’est à cela que me fait penser cette fête de la Toussaint. Cette fête nous laisse entrevoir ce qui nous attend au bout de notre voyage terrestre, quand nous quitterons notre maison de la terre. Nous entrerons alors dans la Jérusalem céleste, nous ferons partie de cette foule immense, évoquée dans la première lecture. Nous ferons partie de l’immense foule de ceux qui vivent auprès de Dieu dans une fête sans fin, dans un bonheur tellement intense qu’il est impossible de le décrire avec des paroles d’ici-bas. « Nous serons semblables au Christ ressuscité en gloire, nous a dit saint Jean dans la 2e lecture. Bien sûr, « cela n’apparaît pas encore clairement. » Mais c’est cela que la fête de tous les saints évoque à nos yeux. Elle nous dit : Voilà ce qui vous attend au bout de votre voyage sur terre.

 

Mais pour le moment nous sommes encore en route.  ( Charles Stierer)

Prier
pour les défunts ?

( jour des défunts )

Dans le 2e livre des Martyrs d’Israël (12, 43) : Judas envoya deux mille pièces d’argent à Jérusalem afin d’offrir un sacrifice pour le péché; c’était un geste tout à fait noble et beau, inspiré par la pensée de la résurrection. C’est une coutume que nous continuons, car nous aussi prions pour nos défunts et faisons offrir le sacrifice de la messe pour eux.

Mais, en fait, pourquoi donc prions-nous pour les morts ? Disons-nous bien ceci : Nous ne prions pas pour les morts afin que Dieu se souvienne d'eux ! Dieu ne souffre pas d'amnésie, de perte de mémoire ! Nos défunts sont entre les mains du Père, et celui-ci prend soin d'eux, bien mieux que nous ne saurions le faire, même si personne ne prie plus pour eux.

Mais à quoi sert alors la prière pour les défunts ?    ( Charles Stierer)

Le premier
de tous les commandements .

31e dimanche du temps ordinaire /B

Un écrivain célèbre, André Gide, qui a profondément marqué les esprits du XXe siècle, a écrit ceci : Commandements de Dieu, vous avez endolori mon âme. Commandements de Dieu serez-vous dix ou vingt ? Jusqu’où rétrécirez-vous vos limites ? Enseignerez-vous qu’il y a toujours plus de choses défendues ? De nouveaux châtiments promis à la soif de tout ce que j’aurai trouvé beau sur la terre ? Commandements de Dieu, vous avez rendu malade mon âme.

Incontestablement, l’image de Dieu que cet écrivain a retenu est celle d’un Dieu qui d’abord interdit. Et ce Dieu qui interdit est un Dieu qui avant tout punit. Gare à celui qui ne marche pas droit ! Il brandit perpétuellement la menace du châtiment éternel. On le dit juge suprême, mais il est aussi témoin à charge et procureur. Un tel Dieu n’est pas « aimable », il ne suscite aucun élan du cœur. Impossible de vraiment l’aimer.  Cette image d’un Dieu justicier, d’un Dieu sans cœur, habite encore, hélas ! bien des consciences. Malheureusement elle a conduit beaucoup de nos contemporains à se détourner de Dieu.

La nouvelle génération de chrétiens a, heureusement, redécouvert que Dieu est Amour, tendresse, bonté et miséricorde. Mais, curieusement, ce retour à une conception de Dieu plus conforme à l’Évangile a produit un nouveau type de chrétiens : les chrétiens platoniques.          

                                                             ( Charles Stierer)

 Préparer les chemins du Seigneur

2e dimanche de l'Avent

Noël approche. Les préparatifs vont bon train. Nous voulons que Noël soit une belle fête, une fête pas comme les autres. Mais qu’est-ce qu’une belle fête? A regarder les tracts ou spots publicitaires, on voit qu’il n’est question que de cadeaux parfois somptueux,  de réveillons, de séjours à la montagne...

Nous, les chrétiens, si nous voulons vraiment être chrétiens, nous ne pouvons pas nager avec le courant. Il nous faut réagir. Nous n’avons pas le droit de nous contenter d’une simple préparation matérielle. Le croyant se doit d’accueillir le Christ. Ce qui est une démarche spirituelle, une attitude du coeur et de l’esprit.                                       ( Charles  Stierer)

heureux....
malheureux....

6e dimanche du temps ordinaire ( c)

Nous venons de réentendre les béatitudes de Luc (I faut rappeler ici que l’Année C Nous permet d’entendre les textes de l’Évangile de Luc)

Ce qui est spécifique à la version des Béatitudes de Luc, c’est qu’il les présente en deux parties Il s’adresse d’abord à une première catégorie qu’il proclame ‘’Heureux’ puis à une deuxième catégorie de gens qu’il qualifie de   ‘Malheureux’. ( « heureux vous les pauvres … malheureux vous les riches ») Mais nous sommes tous destinataires de ce texte - majeur s’il en est - puisqu’il s’agit rien de moins que de la charte évangélique. Un texte redoutable, riche, des paroles qui ne nous laisse pas indemnes, un texte difficile bien qu’apparemment simple dans son énoncé et probablement plus complexe et plus contrasté qu’il n’y paraît, de toute évidence riche d’enseignements, d’encouragements et de consolation, mais aussi d’avertissements. Chacun étant appelé à entendre ces paroles parce qu’elles sont pour lui. Chacun devra se sentir concerné ou se trouvera « touché » dans ce qui fait la réalité concrète et actuelle de sa vie. Les béatitudes ont certes été prononcées par Jésus qui parlait à ses disciples mais elles s’adressaient aussi à ceux qui au-delà, en contre-bas  étaient venus pour écouter.

voir et croire comme Saint Thomas

2° dim de Pâques C- Jn 20, 19-31 :

L’expérience unique de Pâques, frères et sœurs, et de celle qui ne peut laisser indifférents. En effet, la résurrection du Christ-Jésus nous questionne, nous bouleverse, nous bouscule.

Certains sont enthousiastes à l’idée de savoir que la mort n’a pas le dernier mot, et que une vie est bel et bien possible après. D’autres voudraient bien croire mais sont plus que réservés et distants devant cet événement qui va à contre courant de la science et de la médecine. D’autres encore refusent catégoriquement la résurrection en invoquant que cela n’a jamais existé, la reléguant au mieux à un conte pour enfants, au pire à une belle escroquerie inventée de toutes pièce par les Apôtres, et entretenue par l’Eglise.

 

L’évangile de ce 2° dimanche de Pâques et de ceux qui sont parmi les récits les plus connus. L’expérience de St Thomas a été très largement reprise dans le langage populaire, y compris par ceux qui ne croient en rien. Ne dit-on pas : moi je suis comme St Thomas, je ne crois que ce que je vois !

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Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? 

Ascension (c)

Nous qui sommes rassemblés ici, on nous appelle « les pratiquants ». Et nous sommes parfois objet de bien des critiques. On nous dit, par exemple : Pendant que vous chantez des alléluias d’autres se désespèrent et meurent dans la misère. Tandis que vous tendez les mains pour la communion, d’autres se battent pour soulager et soigner les corps et les coeurs brisés. « Les médecins du monde », « les médecins sans frontières » et tant d’autres qui consacrent leur vie au soulagement des misères, ceux-là sont davantage dans le vrai que vous, nous dit-on volontiers.

Ces critiques sont parfois fondées. Il est vrai, en effet, qu’une certaine forme de religiosité peut être une évasion, une fuite devant les obligations et les devoirs qui nous incombent  en ce monde.

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Seigneur, apprends-nous à prier 

17 dimanche du temps ordinaire - année C

Quelle est la leçon de la parabole que nous venons d’entendre?

Jésus veut-il nous dire que si nous voulons être exaucés par Dieu il faut prier avec insistance ?Veut-il dire que c’est à force de persévérance que l’ on finira bien par lui arracher la faveur demandée?

Absolument pas ! C’est exactement le contraire que Jésus nous enseigne.

Cette parabole, on pourrait la résumer ainsi : L’ami humain, il faut drôlement insister pour le faire bouger ! Il aime sa tranquillité, et il ne sait quoi inventer pour la préserver. Il faut vraiment insister pour que, de guerre lasse, il consente à se déranger...

Avec Dieu, nous dit Jésus, il en va tout autrement !

Gardez-vous de toute âpreté au gain

18e dimanche du temps ordinaire- annéeC

Dans certain pays d’Asie on applique une curieuse méthode pour attraper des singes. Quand on veut attraper un singe, on prend une noix de coco, on y pratique un trou, tout juste assez grand pour qu’un singe puisse y passer la main. On la vide de son lait, puis on y dépose un peu de riz. Ensuite on suspend la noix à un arbre. Attiré par le riz qui se trouve à l’intérieur, le singe passe sa main par l’ouverture pour s’en emparer. Mais ce faisant le volume de sa main augmente et il ne peut plus la retirer.  Mais ne voulant pas lâcher sa prise, il se trouve piégé et on peut l’attraper sans peine.

Et bien, le démon applique la même méthode pour piéger les humains. Il se sert de leur âpreté au gain pour les livrer à sa merci.

pour ceux qui sont intéressés par la suite

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