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Lexique
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>Petit
dictionnaire pratique<
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Es-tu celui qui doit venir ?
3e dimanche de l'Avent
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Bien que sincèrement croyants il se peut que
certains jours des doutes nous assaillent. Ce que nous voyons semble contredire
ce que nous dit notre foi. Ainsi notre foi nous dit que Dieu est Amour, que Dieu veut notre bonheur, qu’il a
envoyé son Fils dans le monde pour nous libérer de tout mal. Notre foi
nous dit aussi que Dieu est
tout-puissant, c’est-à-dire qu’il peut tout, que rien ne lui est
impossible et qu’il « dirige le destin du monde ».
Mais
alors, pourquoi tant de malheurs,
tant de souffrances, tant de morts innocentes ? Pourquoi, s’il est vraiment
Amour et tout-puissant, Dieu tolère-t-il la méchanceté, la cruauté et les
perversions de tant d’hommes et de régimes politiques ou économiques
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Franchement, est-ce que cette histoire de la veuve
aux sept maris ne vous paraît pas ridicule ? Elle l’est effectivement!
Ceux qui l’ont racontée à Jésus voulaient qu’elle le soit. Et ils le voulaient
parce qu’ils voulaient ridiculiser la foi en « la résurrection des
morts ». En effet, les
interlocuteurs de Jésus, les sadducéens prétendaient qu’il n’y a pas de
résurrection.
Et pourtant ils n’étaient nullement des incroyants. Ils
étaient ce qu’on appellerait aujourd’hui « des fondamentalistes ».
Ils voulaient rester strictement fidèles à la foi de leurs ancêtres et
refusaient qu’on y change ou y ajoute quoi que ce soit. En effet, les
Israélites les plus anciens ne croyaient pas à la résurrection, ni même à une
vie éternelle digne de ce nom.
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Sommes nous tous des "Zacchée" ?
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Ce fait est tellement évident, frères et soeurs,
que nous n’y prêtons guère plus attention : nous sommes fondamentalement
des êtres de relations. Notre vie professionnelle, associative, ecclésiale,
citoyenne et familiale s’enracine et s’exprime dans les rapports que nous
entretenons avec nos semblables, avec ceux et celles qui forment le socle de
nos rencontres quotidiennes.
pour ceux qui sont intéressés
par la suite
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Puissance de la foi -
Humilité dans le service
27° dim TO-C ; Lc 17, 5-10 |
L’Église est en crise. Les vocations sont en crise. La
pratique religieuse est en crise. La pastorale et la catéchèse sont en
crise... Qui de nous, un jour ou
l’autre, n’a pas participé à ce concert de lamentations ? Qui de nous ne
s’est pas demandé un jour ou l’autre si « l’Église a encore un
avenir » ?
Alors, désespérément, on cherche des
méthodes, des techniques aptes à résoudre nos problèmes...
Mais
nous risquons purement et simplement d’oublier que le Seigneur nous dit : La
foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand
arbre que voici : « Déracine-toi et va te planter dans la mer, » il
vous obéirait.
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quelle fin pour les richesses?
25° dim TO-C ; Lc 16, 1-13 |
Aujourd’hui,
peut-être plus qu’hier, particulièrement grâce à l’omniprésence des media dans
nos vies, nous pouvons avoir l’impression, frères et sœurs, que l’économique,
et son inévitable influence sur le social, nous hante, et ce à tel point qu’il
nous est difficile, voir impossible, de passer une journée ordinaire sans être
sollicité par l’argent !
Mais en cela, les
textes de ce 25° dimanche du temps ordinaire entendus à l’instant, nous rappellent
eux aussi que le commerce et le possession des richesses sont bien antérieurs à
nous.
(homélie de Matthieu Balzer)
pour ceux qui sont intéressés
par la suite
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Si quelqu’un vient à
moi, sans me préférer...
23e Dimanche du Temps Ordinaire / C
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Dans le passé, la famille était par excellence le lieu de la
transmission de la foi, les parents transmettant leur foi et leurs pratiques
religieuses à leurs enfants. On était chrétien de naissance, en quelque sorte
Cela a très bien fonctionné pendant des siècles, mais ce n’est plus le cas
aujourd’hui dans notre société occidentale. Dans Église de
Metz de ce mois-ci (p. 3) notre évêque écrit : Aujourd’hui, à tort ou à raison, on ne naît plus chrétien, même si l’on
est baptisé nouveau-né. De plus en plus, on devient chrétien par choix.
Aujourd’hui on devient chrétien par
choix personnel, et non plus parce qu’on est né à tel ou tel endroit et que nos
parents nous ont fait baptiser.
Dans l’évangile que nous venons
d’entendre Jésus nous dit clairement et sans ambages ce qu’il attend de celui
qui décide de le suivre.
( homélie de Charles Stierer)
pour ceux qui sont intéressés
par la suite
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Avent avant
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avant est ce que
grammaticalement on appelle un adverbe marquant le temps ou une
préposition marquant la priorité,
l'antériorité . On sent tout de suite un petit air de
hiérarchie qui se pointe, on voit déjà celui qui
cherche à passer avant tout le monde etc..( racine latine :ante)
avent ne
partage pas du tout la même racine puisqu'il vient de adventus
signifiant arrivée, venue.
Nous attendons la venue de Jésus dans le monde.à Noël
et même en contre sens en choisissant la racine aveo vous
êtes tout bon puisque cela signifie désirer ardemment et
que pouvons nous désirer plus ardemment que la venue de notre
Sauveur |
| Communauté |
Ce
mot est beaucoup employé.
Il peut se décliner sur différents registres
: Communauté de communes ; communauté de paroisses
;communauté d’intérêts, etc
Les
chrétiens, le dimanche, se rassemblent en communauté
parce qu’on n’est pas chrétien tout seul.
La
famille des chrétiens est une communauté de frères
où chacun doit trouver et prendre sa place.
Ils ont une
maison (l’église) où ils se donnent rendez-vous le
dimanche pour célébrer le Seigneur Jésus.
Ils mangent à la même table : la table de la Parole
et du Pain. |
convertir
et
se convertir
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une
réalité que le dictionnaire enferme dans la notion
d'adhésion,ou plus largement " d'amener à " il s'agit en
fait d'un processus de changement d'état, on part d'un
état A pour arriver à un état B ; dans le domaine
qui nous intéresse s'ajoute aussi la conscience individuelle et
une part non négligeable de volonté d'accepter.
Encore nous n'avons pas considéré ce
phénomène sous son aspect déclenchement avec la
liberté qui s'y arttache et... et direz -vous
l'aspect historique.....?
Du coup un mot peut occuper tout notre espace intérieur et
nos pensées. Bonnes cogitations!
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| Dimanche |
Pourquoi
dit-on que le dimanche est la Jour du Seigneur
Parce que « Seigneur » en latin se traduit dominicus.
En italien d’ailleurs « dimanche » se dit :
domenica
En allemand on dira « Sonntag » (mot à mot :
le jour du soleil)
en référence au matin de Pâques inondé par
le Soleil du Ressuscité.
Le dimanche nous renvoie directement à la résurrection du
Seigneur |
Les prophètes dérangent |
Mais
qu’est-ce qu’un prophète ?
Dans
le langage courant, on appelle « prophète »
quelqu’un qui prédit l’avenir.
Dans
la Bible, un prophète est celui qui parle au nom de Dieu, celui
qui est chargé par Dieu de transmettre un message de sa part.
Il
arrivait que ce message concernait l’avenir, mais le plus souvent
les prophètes intervenaient pour dénoncer des abus, des
déviations du comportement religieux, et tout
particulièrement les contradictions entre la foi
professée et la vie vécue.
De
ce fait ils n’étaient pas toujours bien accueillis.
( Charles
Stierer)
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et
avenir
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Très
probablement, frères et sœurs, avez-vous
déjà entendu cette expression qui dit : on ne choisit ni
ses parents ni sa famille, mais on peut choisir ses amis. Un
très rapide examen de sa propre vie nous montre toute
l’exactitude d’une telle affirmation. Pris sous une
approche différente il s’agit, dans le cas qui nous
intéresse aujourd’hui, de réfléchir sur le
fait que le passé, l’histoire, c’est-à-dire
ce qui se trouve à jamais derrière nous, que ce
passé nous ne pouvons plus le modifier. Nous devons vivre avec,
assumer ce passé le mieux possible sans jamais oublier que le
présent, et donc l’avenir, dans certaines conditions au
moins, nous appartiennent. Ceci ne va pas toujours de soi, les
débats récents quant au passé colonial de notre
pays témoignent de toute la complexité à assumer
l’Histoire. Et ce qui est vrai pour une nation l’est
également pour un individu. Si nous n’avons pas eu de
choix quant à notre passé l’avenir, notre futur
nous sommes tout de même libre de le construire et
l’orienter selon nos possibilités et nos centres
d’intérêts
( Matthieu Balzer )
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| Transfiguré
sur la montagne |
Frères
et sœurs en
Christ !
Qui
de nous ne s’est jamais retrouvé sur une montagne devant
un magnifique paysage
et se disait : Ah là je construirai bien ma maison, je m’y installerai, on pourra y voir le
coucher du soleil, avec une magnifique vue sur la mer ?
Finalement
les vacances se sont peu à peu achevées et il est devenu temps de redescendre dans la plaine ,
et de continuer dans la dure réalité de la vie active.
C’est
un peu ce qui a
marqué les trois disciples Pierre, Jean et Jacques auxquels
Jésus a fait voir
une partie encore inconnue et sans doute incompréhensible de son
ministère, de
la vie.
Sur une haute montagne
Jésus change d’aspect devant eux !
L’évangile de Marc nous
dit qu’« il fut transfiguré !
(pasteur Samuel
MAHLER)
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où
rencontrer Dieu ?
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Ce que
Jésus a fait ce jour-là ne lui sera jamais
pardonné. Ce jour là Jésus a signé sa
condamnation à mort.
Mais pourquoi cette intervention
musclée de Jésus
a-t-elle provoque une telle indignation ?
La raison en est qu’en
s’en prenant au Temple de
Jérusalem et au culte qui s’y déroulait, il
s’en est pris à ce qu’il y avait de
plus sacré pour la conscience
juive. Le
Temple était en effet le coeur religieux d’Israël,
« la demeure de
Yavéh », le lieu de sa présence au milieu de
son peuple. C’est pourquoi le
Temple de Jérusalem était le seul endroit où, en
Israël, on pouvait offrir des
sacrifices à Dieu.
Pour
les grandes fêtes, comme pour Pâque, par exemple,
les Juifs de Palestine avaient à coeur de s’y rendre. Et
ceux de la diaspora, c’est-à-dire ceux
qui étaient
dispersés à travers le monde, faisaient parfois
d’énormes sacrifices pour s’y
rendre au moins une fois dans leur vie.
S’en prendre au Temple
était donc quelque chose
d’énorme. Quand,
au 2e siècle av. J.C., le roi Antiochus le profane (en y
installant un culte
païen), c’est la révolte générale et le
début d’une longue et sanglante
« guerre sainte » (Cf. 1 M 4, 36-43).
( P. Charles Stierer )
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3è
dimanche de Carême, 1P1, 18-21 – Eglise protestante
(échange de chaire )
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Nous le savons bien, frères et sœurs, pour l’expérimenter
depuis le jour de notre naissance : nous sommes des êtres de chair et de
sang, de besoins et d’envies. Pour vivre, notre corps réclame différents
éléments : de la nourriture, des boissons, de l’oxygène, de la lumière… A
cela s’ajoutent aussi des sentiments, des attitudes propres à chaque
personne : envie, satisfaction, plaisir, fierté ; ou bien déception,
fatigue, découragement, lassitude. Tout cela est constitutif de notre condition
humaine et fera partie intégrante de notre vie, ce jusqu’à notre mort.
Mais nous qui sommes
rassemblés en ce moment-même dans cette église, nous avons encore une autre
particularité : par notre baptême nous sommes devenus pleinement membres
du Peuple de Dieu. Nous pensons et croyons sincèrement que le Dieu de
Jésus-Christ marche à nos côtés, sur nos routes quotidiennes. Il nous rejoint
dans tout ce que je viens de citer et qui fait de nous des êtres humains. ( Mathieu Baltzer)
pour ceux qui sont intéressés par la suite
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Qu’est-ce que
« bon chrétien » ?
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A partir de la
parabole du Bon Berger (4e dimanche de Pâques / B)
A quels signes
peut-on reconnaître « un bon chrétien » ? Selon les tempéraments
et l’éducation reçue, les réponses à ce genre de question sont diverses.
Pour
les uns, un bon chrétien est celui qui observe fidèlement les commandements de
Dieu et de l’Église. Saint Jean semble leur donner raison, puisqu’il écrit (1
Jn 2, 4): Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses
commandements est un menteur, la vérité n’est pas en lui.
Seulement, à
mettre trop l’accent sur l’observation des commandements on court le risque de
ne plus voir en Dieu que le Législateur suprême qui, par ses lois et ses
commandements, se fait la gardien et le
gendarme du bon ordre moral, de la « bonne moralité ».
Et par voie de
conséquence, on sera porté à voir en lui avant tout le Juge souverain dont la
sentence dépendra de la façon dont nous aurons observé ses commandements.
Et on risque de
passer à côté de ce qui est au cœur de la foi chrétienne.
Pour d’autres
la
foi est avant tout une adhésion à des concepts, des idées et des théories, des
dogmes. Ils ne sont pas loin de voir dans la foi une espèce de philosophie ou
même d’idéologie. Eux aussi risquent de passer à côté de ce qui fait le cœur de
la foi chrétienne.
Dans l’évangile de
ce dimanche Jésus nous dit comment il conçoit la foi et quel
genre de relations il voudrait que nous ayons avec lui.
Et d’emblée il
rejette l’image d’un Dieu gendarme et censeurs de nos agissements.
( Charles Stierer )
Pour ceux qui sont intéressés par la suite
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La multiplication
des pains
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Imaginez-vous que vous vivez au temps de Jésus. En compagnie
de quelques amis vous vous rendez à pieds vers une colline de Galilée, où,
dit-on, Jésus se trouve en ce moment. Imaginez cette marche à travers la
campagne. Il fait très chaud. A fur et à
mesure que vous approchez de votre destination d’autres groupes rejoignent le
vôtre. Des gens qui viennent de partout, petits et grands.
Et quand vous arrivez sur la colline, il y a déjà plusieurs
milliers de personnes rassemblées. Un immense brouhaha remplit l’air pendant un
bon moment… Puis, tout à coup, un grand silence se fait. Debout sur un rocher,
Jésus élève la voix… Comme les autres vous êtes fascinés par son regard, par ce
qu’il dit, par la manière dont il parle… Vous ne voyez pas le temps passé…
Mais le temps passe tout de même. Le soir approche. Le
soleil se couche sur le lac, embrasant le ciel de ses feux rouges et orange. Il
serait temps de partir, de rentrer chez vous. Mais personne ne bouge. Vous non
plus… Finalement Jésus se tait… Et dans le silence, les gens commencent à
ressentir la faim qu’ils avaient complètement oubliée pendant qu’ils étaient
suspendus aux lèvres de Jésus… Vous aussi, vous avez faim tout à coup. Mais
vous avez été prévoyant : dans votre sac à provisions il y a quelques
poissons séchés et quelques petits pains savoureux. Et vous vous apprêtez à les
déguster de bon appétit. ( Charles Stierer)
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Maintenant, Seigneur, c’en est trop !
Lève toi et mange!
( 19e dimanche du temps ordinaire )
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Nous savons que la Bible n’est rien d’autre que
la vie
d’hommes et de femmes en quête de Dieu.
Et que par conséquent il
n’est pas faux de dire que
c’est aussi notre histoire à
nous !
Au fond il suffit parfois de
changer les noms des personnes
Et des lieux pour
reconnaître que nous vivons
Plus ou moins la même chose.
La première lecture que nous
venons d’écouter nous parle
Du prophète Elie, invité à
se lever et à manger
Pour marcher vers la
montagne de Dieu.
(Abbé Albert Haller)
pour ceux qui sont intéressés par la suite
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Pris parmi les hommes… pour intervenir en leur faveur
(30ème dimanche ordinaire B) |
L’évangile de ce dimanche
s’inscrit juste après ceux des dimanches précédents, c’est-à-dire dans la
dernière montée de Jésus à Jérusalem. Jésus et ses disciples quittent Jérico,
suivis par une foule nombreuse, pour entamer la dernière étape avant Jérusalem.
Et voilà qu’un mendiant aveugle, Bartimée, qui était assis au bord de la route,
se met à crier : « Jésus, fils
de David, aie pitié de moi ! ». Il a entendu parler de Jésus de
Nazareth et de ses miracles et il veut en bénéficier à son tour…
Manifestement
il dérange et on cherche à le faire taire : de tout temps, il y a des
personnes qui préfèrent que la misère reste cachée et qu’elle ne dérange ni la
vue, ni le sommeil de ceux qui vont bien. Cela n’empêche pas Jésus, qui est
plus attentif aux humiliés du dernier rang qu’aux vaniteux du premier, de
l’entendre et de le faire appeler. « Ta
foi t’a sauvé », va lui dire Jésus. Et aussitôt, Bartimée recouvre la
vue.
Laissons-là
l’Evangile pour nous arrêter à la deuxième lecture (He 5, 1-6) qui nous parle
du Grand Prêtre et, par là, du prêtre de la Nouvelle Alliance.
« Le grand prêtre est toujours pris parmi les hommes ». Le
prêtre n’est pas tombé du ciel, c’est un être humain issu de cette terre, il a
derrière lui une famille et une histoire comme tous les autres hommes. Parfois,
dans les visites pastorales, des chrétiens me disent : « Monseigneur,
envoyez-nous un curé ! »
(Monseigneur P. Raffin évêque de Metz )
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Comment
réussir notre vie ?
( Toussaint) |
Les gens des agences de voyages et de
tourisme sont des gens prévoyants. Ils pensent très longtemps à l’avance à
nos congés annuels. Ils savent concocter
des prospectus et des catalogues d’une indiscutable séduction pour nos yeux.
Ces catalogues sont comme un avant-goût des vacances qui nous attendent l’été
prochain, alors que l’hiver est à nos portes.
C’est à cela que me fait penser cette
fête de la Toussaint.
Cette fête nous laisse entrevoir ce qui nous attend au bout
de notre voyage terrestre, quand nous quitterons notre maison de la terre. Nous
entrerons alors dans la Jérusalem céleste, nous ferons partie de cette foule immense, évoquée dans la première
lecture. Nous ferons partie de l’immense foule de ceux qui vivent auprès de
Dieu dans une fête sans fin, dans un bonheur tellement intense qu’il est
impossible de le décrire avec des paroles d’ici-bas. « Nous serons semblables au Christ ressuscité en gloire, nous
a dit saint Jean dans la 2e lecture. Bien
sûr, « cela n’apparaît pas encore
clairement. » Mais c’est cela que la fête de tous les saints évoque à
nos yeux. Elle nous dit : Voilà ce qui vous attend au bout de votre voyage sur
terre.
Mais
pour le moment nous sommes encore en route. ( Charles Stierer)
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Prier
pour les défunts ?
( jour des défunts ) |
Dans le 2e livre des Martyrs d’Israël (12, 43) : Judas envoya deux mille pièces d’argent à
Jérusalem afin d’offrir un sacrifice pour le péché; c’était un geste tout à
fait noble et beau, inspiré par la pensée de la résurrection. C’est une
coutume que nous continuons, car nous aussi prions pour nos défunts et faisons
offrir le sacrifice de la messe pour eux.
Mais, en fait, pourquoi
donc prions-nous pour les morts ? Disons-nous
bien ceci : Nous ne prions pas pour les morts afin que Dieu se souvienne
d'eux ! Dieu ne souffre pas d'amnésie, de perte de mémoire ! Nos défunts sont
entre les mains du Père, et celui-ci prend soin d'eux, bien mieux que nous ne
saurions le faire, même si personne ne prie plus pour eux.
Mais à quoi sert alors la prière pour les
défunts ? ( Charles Stierer)
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Le premier
de tous les commandements .
31e dimanche du temps ordinaire /B
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Un écrivain célèbre, André Gide, qui a
profondément marqué les esprits du XXe siècle, a écrit ceci : Commandements
de Dieu, vous avez endolori mon âme. Commandements de Dieu serez-vous dix ou
vingt ? Jusqu’où rétrécirez-vous vos limites ? Enseignerez-vous qu’il
y a toujours plus de choses défendues ? De nouveaux châtiments promis à la
soif de tout ce que j’aurai trouvé beau sur la terre ? Commandements de
Dieu, vous avez rendu malade mon âme.
Incontestablement, l’image de Dieu que cet écrivain a
retenu est celle d’un Dieu qui d’abord interdit. Et ce Dieu qui interdit est un
Dieu qui avant tout punit. Gare à celui qui ne marche pas droit ! Il
brandit perpétuellement la menace du châtiment éternel. On le dit juge suprême,
mais il est aussi témoin à charge et procureur. Un tel Dieu n’est pas
« aimable », il ne suscite aucun élan du cœur. Impossible de vraiment
l’aimer. Cette image d’un Dieu
justicier, d’un Dieu sans cœur, habite encore, hélas ! bien des
consciences. Malheureusement elle a conduit beaucoup de nos contemporains à se
détourner de Dieu.
La nouvelle génération de chrétiens a, heureusement,
redécouvert que Dieu est Amour, tendresse, bonté et miséricorde. Mais,
curieusement, ce retour à une
conception de Dieu plus conforme à l’Évangile a produit un nouveau type de
chrétiens : les
chrétiens platoniques.
( Charles Stierer)
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Préparer les chemins du Seigneur
2e dimanche de l'Avent
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Noël approche. Les préparatifs vont bon
train. Nous voulons que Noël soit une belle fête, une fête pas comme les
autres. Mais qu’est-ce qu’une belle fête? A regarder les tracts ou spots
publicitaires, on voit qu’il n’est question que de cadeaux parfois
somptueux, de réveillons, de séjours à
la montagne...
Nous, les chrétiens, si nous voulons
vraiment être chrétiens, nous ne pouvons pas nager avec le courant. Il nous
faut réagir. Nous n’avons pas le droit de nous contenter d’une simple
préparation matérielle. Le croyant se doit d’accueillir le Christ. Ce qui est
une démarche spirituelle, une attitude du coeur et de l’esprit. ( Charles Stierer)
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heureux....
malheureux....
6e dimanche du temps ordinaire ( c) |
Nous venons de réentendre
les béatitudes de Luc (I faut rappeler ici que l’Année C Nous permet d’entendre
les textes de l’Évangile de Luc)
Ce
qui est spécifique à la
version des Béatitudes de Luc, c’est qu’il les
présente en deux parties Il
s’adresse d’abord à une première
catégorie qu’il proclame ‘’Heureux’ puis
à une
deuxième catégorie de gens qu’il qualifie de
‘Malheureux’. ( « heureux vous les pauvres … malheureux vous les
riches ») Mais nous sommes tous destinataires de ce texte - majeur s’il en
est - puisqu’il s’agit rien de moins que de la charte évangélique. Un texte
redoutable, riche, des paroles qui ne nous laisse pas indemnes, un texte
difficile bien qu’apparemment simple dans son énoncé et probablement plus
complexe et plus contrasté qu’il n’y paraît, de toute évidence riche
d’enseignements, d’encouragements et de consolation, mais aussi
d’avertissements. Chacun étant appelé à entendre ces paroles parce qu’elles
sont pour lui. Chacun devra se sentir concerné ou se trouvera
« touché » dans ce qui fait la réalité concrète et actuelle de sa
vie. Les béatitudes ont certes été prononcées par Jésus qui parlait à ses
disciples mais elles s’adressaient aussi à ceux qui au-delà, en contre-bas étaient venus pour écouter.
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voir et croire comme Saint Thomas
2° dim de Pâques C- Jn 20,
19-31 :
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L’expérience unique de Pâques, frères et sœurs, et de
celle qui ne peut laisser indifférents. En effet, la résurrection du
Christ-Jésus nous questionne, nous bouleverse, nous bouscule.
Certains sont enthousiastes à
l’idée de savoir que la mort n’a pas le dernier mot, et que une vie est bel et
bien possible après. D’autres voudraient bien croire mais sont plus que
réservés et distants devant cet événement qui va à contre courant de la science
et de la médecine. D’autres encore refusent catégoriquement la résurrection en
invoquant que cela n’a jamais existé, la reléguant au mieux à un conte pour
enfants, au pire à une belle escroquerie inventée de toutes pièce par les
Apôtres, et entretenue par l’Eglise.
L’évangile de ce 2° dimanche de
Pâques et de ceux qui sont parmi les récits les plus connus. L’expérience de St
Thomas a été très largement reprise dans le langage populaire, y compris par
ceux qui ne croient en rien. Ne dit-on pas : moi je suis comme St
Thomas, je ne crois que ce que je vois !
pour ceux qui sont intéressés par la suite
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Pourquoi restez-vous là à regarder
le ciel ?
Ascension (c)
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Nous qui sommes rassemblés ici, on nous
appelle « les pratiquants ». Et nous sommes parfois objet de bien des
critiques. On nous dit, par exemple : Pendant que vous chantez des alléluias
d’autres se désespèrent et meurent dans la misère. Tandis que vous tendez les
mains pour la communion, d’autres se battent pour soulager et soigner les corps
et les coeurs brisés. « Les médecins du monde », « les médecins
sans frontières » et tant d’autres qui consacrent leur vie au soulagement
des misères, ceux-là sont davantage dans le vrai que vous, nous dit-on
volontiers.
Ces critiques sont parfois fondées. Il
est vrai, en effet, qu’une certaine forme de religiosité peut être une évasion,
une fuite devant les obligations et les devoirs qui nous incombent en ce monde.
pour ceux qui sont intéressés par la suite
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Seigneur, apprends-nous à prier
17 dimanche du temps ordinaire - année C
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Quelle est la leçon de la parabole que
nous venons d’entendre?
Jésus veut-il nous dire que si nous
voulons être exaucés par Dieu il faut prier avec insistance ?Veut-il dire que
c’est à force de persévérance que l’ on finira bien par lui arracher la faveur
demandée?
Absolument pas ! C’est exactement le
contraire que Jésus nous enseigne.
Cette
parabole, on pourrait la résumer ainsi
: L’ami humain, il faut drôlement insister pour le faire bouger ! Il aime sa
tranquillité, et il ne sait quoi inventer pour la préserver. Il faut vraiment
insister pour que, de guerre lasse, il consente à se déranger...
Avec Dieu, nous
dit Jésus, il en va tout autrement !
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Gardez-vous
de toute âpreté au gain
18e dimanche du temps ordinaire- annéeC
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Dans certain pays d’Asie on applique
une curieuse méthode pour attraper des singes. Quand on veut attraper un singe,
on prend une noix de coco, on y pratique un trou, tout juste assez grand pour
qu’un singe puisse y passer la main. On la vide de son lait, puis on y dépose
un peu de riz. Ensuite on suspend la noix à un arbre. Attiré par le riz qui se
trouve à l’intérieur, le singe passe sa main par l’ouverture pour s’en emparer.
Mais ce faisant le volume de sa main augmente et il ne peut plus la
retirer. Mais ne voulant pas lâcher sa
prise, il se trouve piégé et on peut l’attraper sans peine.
Et bien, le démon applique la même
méthode pour piéger les humains. Il se sert de leur âpreté au gain pour les livrer à sa merci.
pour ceux qui sont intéressés par la suite
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