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Communauté de paroissesSaints Pierre et Paul |
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Lettre aux
chrétiens > Mars 2007
LC du dimanche 4 mars 2007
Numéro : 629 CAREME
ET C.C.F.D. Tout chrétien
sait que le carême se vit avec Jésus mort et ressuscité, les yeux fixés sur sa
Pâque, sur son passage de la mort à la vie. Car grâce à lui, nous pouvons
devenir nous aussi des vivants. Tout chrétien
sait aussi que le carême, pour marcher à la suite de Jésus, nécessite un effort
particulier dans le domaine de la prière, du jeûne et du partage…
Comité
Catholique contre «
Viser à un développement intégral de tout l’homme et de tous les hommes »,
telle est la
démarche
du C.C.F.D. Nommée «
collégialité », la réunion des 28 mouvements et services d’Église qui composent
aujourd’hui le C.C.F.D. est une alliance cimentée dans la foi en Jésus-Christ ,
avec pour but : redonner aux plus pauvres et aux plus vulnérables leur dignité
d’hommes créés à l’image de Dieu. L’action
principale du C.C.F.D., depuis sa création, est liée au temps du carême. Elle est fondée
sur les trois piliers du carême : la prière, le jeûne et le partage. Travailler au
développement des peuples est une démarche de conversion qui invite à se
débarrasser du superflu pour être plus disponible à autrui. Le jeûne ouvre à
l’autre, prépare à la rencontre, crée les conditions d’une réciprocité dans
laquelle deux personnes donnent et reçoivent à la fois. Comprendre -dans
la prière et la méditation- les situations du temps présent est une invitation
à l’action. Vivre en vérité
ce temps de carême : en consacrant plus de temps à la prière, en nous privant
de ce qui nous empêche de voir en l’autre un frère, en partageant avec celui
qui a besoin de nous… La faim, la
misère, l’injustice, ne sont pas une fatalité ! En 45 ans, 2O
OOO actions sur le long terme ont été soutenues avec succès par le C.C.F.D.
Pour
notre partage de carême, ne manquons pas de nous servir des enveloppes du
C.C.F.D.
qui nous seront distribuées.
Albert Haller LC du dimanche 11 mars 2007
Numéro : 630 Benoît XVI appelle les
catholiques à se mobiliser pour le droit
à la vie. Le chrétien a besoin, plus que jamais, de renforcer sa
conscience. En des termes vigoureux, Benoît XVI a rappelé devant les membres de
l'Académie pontificale pour la vie, combien, pour le droit à la vie, «droit
fondamental à la base de tous les autres», les catholiques doivent se former
«une conscience vraie et droite, sans trahison et sans compromis», appelant
même les chrétiens à se «mobiliser pour faire front aux multiples attaques
auxquelles est exposé le droit à la vie». Car le droit à la vie est menacé dans tous les pays,
explique le pape. Et de citer, dans les pays du Sud, «les pressions de plus en
plus fortes pour la légalisation de l'avortement», mais aussi, en Occident,
«les méthodes d'eugénisme» visant «la recherche obsessionnelle de l'enfant
parfait», la diffusion de la procréation artificielle ou les lois visant à
autoriser l'euthanasie. Face à cela, Benoît XVI a critiqué la conscience
chrétienne qui «ne se montre pas suffisamment vigilante concernant la gravité
des problèmes en jeu» et qui se laisse «séduire par de discutables formes de
tolérance». La
tolérance et ses limites étaient au coeur des
débats
de l'assemblée sur l'objection de conscience. Les congressistes
se sont
inquiétés de la difficulté croissante à
faire jouer cette objection,
s'agissant, comme en Grande-Bretagne, de l'adoption par les couples
homosexuels, ou en Espagne, de la recherche sur les embryons. Comme l'a
souligné Mgr Jean Laffite, vice-président de
l'Académie pour la vie «l'une des
nouveautés est sans doute que l'acte de refuser en conscience
d'obéir à une loi
injuste se réalise dans un contexte de tolérance
idéoligique qui n'est pas
disposée à le supporter». Paradoxalement, une
société tolérante « ne tolère pas
l'idée qu'il y ait une vérité à chercher ;
elle impose l'évacuation de tout
débat de fond ». Encore faut-il que les catholiques soient à même de tenir
ce débat. Le pape a insisté sur l'urgence à «éduquer la conscience, vers le
désir d'une vérité authentique», demandant à chacun, parents, enseignants, d'y
contribuer. Car «en l'absence d'une formation continue et qualifiée, il devient
encore plus difficile d'avoir la capacité de jugement dans les problèmes posés
par la biomédecine en matière de sexualité, de vie naissante, de procréation,
comme aussi dans le mode de traiter les malades et de soigner les couches les
plus faibles de la société». (Isabelle de Gaulmyn -
LC du dimanche 18 mars 2007
Numéro : 631 Le grand silence… Je ne sais pas très bien quoi dire, et encore moins quoi
rédiger, après avoir assisté à la projection du film tourné par le réalisateur
allemand Philip Gröning intitulé « Le grand silence ». Nous voici plongés
pendant 02H50 au cœur même de
Ces moines et moniales chartreux sont les frères et sœurs
de St Bruno, lequel fonda la première communauté en
l’an 1084 à l’endroit qui
deviendra le massif de C’est cela que nous fait découvrir ce film qui est
unique. Unique tant par la sobriété de sa réalisation que par la profondeur, la
sincérité et la vérité de l’endroit. Alors que nous sommes sollicités à temps
et à contre temps par le bruit et le vacarme du monde, le grand silence de
cette abbaye nous rappelle que le Tout-Puissant se laisse trouver, peut-être
mieux qu’ailleurs, dans le silence. Mais ne croyons pas que ces hommes ne
seraient que des doux rêveurs qui auraient peur des tempêtes de ce monde. Non !
Ils sont bel et bien au cœur du monde, le servant à leur manière en étant comme
des traits-d’union entre l’humanité et son Créateur. La devise de l’Ordre résume à elle seule la radicalité et
la sérenité de la présence de Dieu pour ses créatures : Stat crux dum volvitur
orbis ; ce qui peut se traduire en ces termes : la croix reste fixe sur un
monde qui bouge. N’ayons pas peur de reprendre à notre compte cette
affirmation, car tout en reconnaissant les essentiels et inévitables mouvements
de nos existences, le salut unique et définitif obtenu par la croix du Christ
est le centre et l’appui qui ne passeront jamais. Bravo et merci pour ce film. Abbé Mathieu BALTZER
LC du dimanche 25 mars 2007
Numéro : 632 Chrétiens, pour la dixième
année consécutive, marchons vers Pâques Cela fait maintenant dix ans que catholiques et
protestants de Sarreguemines ont décidé de marcher ensemble symboliquement vers
Pâques. A travers les différentes Lettres aux Chrétiens qui étaient consacrées
chaque année à cet événement, l’essentiel sur la signification de cette marche,
a mainte fois été évoqué. Les différentes pérégrinations du peuple de Dieu,
toujours appelé à se mettre en route, à traverser le désert avec tout ce que
cela suppose de dépouillement, de désencombrement et de retour à l’essentiel.
Mais aussi cette marche commune, ce lieu de rencontre et de dialogue, ce
cheminement avec un but commun de partage et de solidarité et tout cela sous le
regard de Dieu. Il nous avait ouvert la voie en restant lui, quarante jours
dans le désert avant d’entamer sa vie publique.
Tout
cela est présent à nouveau cette année, mais il
est
aussi bon de jeter un regard en arrière sur ces 10 années
afin de retrouver
force et dynamisme pour les temps à venir. Certes, avec une
certaine nostalgie
nous serions tentés de rêver à l’âge
d’or des débuts où nous étions 500 puis
1000. On a l’impression que cet élan des origines
s’est un peu estompé. Mais comme
un couple qui, après l’effervescence de la période
de la lune de miel, retombe
dans la réalité du quotidien, nous aussi
communautés des paroisses catholiques
et protestantes de Sarreguemines, devons trouver notre rythme de
croisière.
Nous devons toujours rester inventifs et nous poser la question si ces
marches
communes doivent toujours avoir la même forme ou si
d’autres aspirations ne
pourraient pas se faire jour. Car, pour revenir à l’image
du couple, au bout
d’un certain moment le traintrain et la routine peuvent
s’installer. Une chose est certaine, c’est que ces
dix
années ne se gomment pas et ce vécu commun cimente plus
notre désir d’unité que
certains discours officiels ou certaines équilibrations de nos
théologiens.
Saluons au passage cette belle initiative de prière commune qui
a eu lieu tous
les matins de la semaine de l’unité des chrétiens
et qui a été fréquentée par
bon nombre de personnes. Pour cette 10e année, il a été décidé que les bénéfices
seraient redistribués localement à Georges Heichelbech
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