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Communauté de paroissesSaints Pierre et Paul |
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Lettre aux
chrétiens > mai 2007 LC du dimanche 5 mai 2007
Numéro : 638 « Autrefois, c’était mieux ! » Tout être humain rêve
d’heures lumineuses, de ces instants où il a le sentiment de pouvoir réaliser
ses rêves, de pouvoir jouir, sans ombre, de la vie, des heures où tout semble lui
sourire, où la réussite récompense ses efforts... Mais aujourd’hui la morosité
semble l’emporter. Et il y a de quoi : chômage,recrudescence de la violence,
insécurité grandissante,marginalisation
des laissés-pour-compte, fracture sociale, avenir incertain pour nos enfants et
nos jeunes... Les chrétiens sont moroses : crise de la foi, crise des valeurs,
crise de la pratique religieuse, crise des vocations,.... - « Ah, autrefois
c’était quand même mieux ! » Qui n’a pas entendu cette réflexion dans la bouche
de gens d’un certain âge, sinon d’un âge certain? C’est un fait, notre mémoire
est comme un tamis qui, du passé, ne retient le plus souvent que les pépites
d’or et rejette les scories dans l’oubli. Dans les légendes des peuples, l’âge
d’or se situe toujours dans le passé. Des
croyants intrépides
affirment que pour le chrétien toutes les heures de la vie
devraient être des
heures lumineuses. Chaque jour, à chaque heure, nous pouvons
réaliser de belles
choses, des choses qui ne seront jamais vaines et inutiles. Le
chrétien regarde
l’avenir avec confiance et avance hardiment, sans regarder en
arrière. Regretter sans cesse « le bon vieux temps
»,
c’est pécher contre l’espérance.
J’admire l’optimisme de ces chrétiens. Mais le
chrétien, même profondément croyant, n’est
pas un utopiste, un doux rêveur
planant sur je ne sais quel nuage loin des tristes
réalités de l’existence. La
contemplation de la croix du Christ devrait nous empêcher de
tomber dans un
optimisme béat et irréaliste. Mais il est vrai aussi
qu’avec saint Paul le
chrétien voit dans les souffrances de ce monde « les
douleurs d’un enfantement
qui dure encore », de l’enfantement du monde nouveau
inauguré par P. Charles Stierer LC du dimanche 13 mai 2007 Numéro : 639
Merci, Rostro… et Bon anniversaire, Grégory ! Mstislav Rostropovich a tiré sa révérence le 27 avril
dernier. Celui qu’on a appelé le tsar du violoncelle s’est éteint à Moscou des
suites d’un cancer à l’âge de 80 ans. Au temps de la guerre froide, cet homme
attachant était devenu la personnalité la plus chaleureuse de la musique
soviétique. Immense artiste, pédagogue et maître admiré, il était aussi un
humaniste qui n’oubliait ni les droits de l’homme, ni la vodka de son pays, ni
les épreuves de l’humanité. Rostro était un personnage riche et complexe, animé
d’un extraordinaire appétit de vie. Pour fêter la victoire du monde libre,
c’est lui - souvenez-vous, - qui a fait pleurer de joie son violoncelle devant un
des pans du mur de Berlin qui s’effondrait le 11 novembre 1989. Son talent de violoncelliste et de chef d’orchestre, sa
générosité proverbiale nous ont valu des centaines de disques à redécouvrir et
à partager sans modération. Il manquera cruellement à l’univers de la musique
classique. Grégory Lemarchal est parti avant même d’avoir pu fêter
ses 24 ans, ce 13 mai 2007. Atteint par la mucoviscidose depuis tout petit,
Grégory, avec sa rage de vaincre, sa passion et son talent, sa détermination à
toute épreuve, aura réussi à prendre une belle revanche sur la maladie qui
l’emportera finalement trop tôt, dans la fougue de sa jeunesse. Je veux rendre
hommage à ce jeune homme, désormais au firmament des stars. En très peu de
temps, il s’est imposé comme un grand artiste et un virtuose de la voix. Mais
aussi comme un garçon qui a profondément marqué sa promotion par sa complicité,
sa fidélité et son amitié. C’est grâce à L’ascension vers la célébrité ne lui a pas fait oublier
les enfants et les jeunes qui, comme lui, étaient atteints par la
mucoviscidose, contraints à des séances de 2 à 4 heures de soins quotidiens. Il
allait les visiter à l’hôpital en leur communiquant sa fougue et sa maladie
d’optimisme. Il est parti en pleine gloire, comme une étoile filante en nous
laissant l’exemple de sa vie et la vibrante émotion de ses chansons :
«À corps perdu, j’écrirai mon histoire,
même si ma vie
est une cause perdue, mon âme est libre…
»
Merci à toi, Grégory ! Bon anniversaire ! Jean Marie Meyer
Confirmation :
aboutissement et commencement ! 47 jeunes de Sarreguemines, 11 de la
communauté de paroisses Notre Dame du val de Sarre ainsi que 6 jeunes de la
communauté du val de Blies. Voici un très bref aperçu de l’origine géographique
de ces 64 adolescents qui se verront conférer le sacrement de
Avant tout un aboutissement, en ce sens où
cette liturgie de Mais la célébration de
Et nous, il serait peut-être bon de nous
souvenir de notre propre confirmation afin d’y puiser, encore et
toujours, les
vivres dont nous avons tant besoin. Cette nourriture-là,
c’est le Saint-Esprit
qui nous la donne, à nous de la recevoir et d’en vivre. Abbé Mathieu Baltzer LC du dimanche 27 mai 2007 Numéro : 641 PRODUIRE
DE BONS FRUITS Bien des arbres du verger avaient fleuri au
printemps et grande était l'espérance ces jours-ci de pouvoir goûter les
premiers fruits. Les cerises sont bonnes à souhait. Merveilleux travail de la
nature et des hommes.
En fait c'est d'un autre verger que je
souhaite vous parler en ces temps de Pentecôte, temps de l'Esprit, du verger de
nos vies !
Nous-mêmes, quels fruits produisons-nous ?
Quand on demande aux parents des communiants
: qu'est-ce qui a changé dans la vie de votre enfants, de votre famille au
cours de cette année de préparation à ce sacrement, c'est souvent une moue bien
significative qui sert de réponse !
Et si nous y regardions d'un peu plus près.
La confession des enfants témoigne que la
fréquentation de Jésus a eu pour conséquence des changements dans les relations
avec les camarades et avec les parents. La fréquentation de Jésus si elle est
vécue avec sincérité de notre part produit forcément de bons fruits.
Mais pour reconnaître cela faut-il encore
croire que la communion c'est en vérité chercher à vivre à la manière de Jésus,
se laisser guider par son Esprit. Dans sa lettre aux Galates, l'apôtre Paul
détaille les fruits de l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté,
bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi.
Voilà sans aucun doute des fruits que nos
proches aimeraient pouvoir cueillir plus souvent dans le verger de nos vies. |
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