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Communauté de paroissesSaints Pierre et Paul |
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Lettre aux
chrétiens > mai 2007 LC du dimanche 3 juin 2007
Numéro : 642 Dieu d’Amour et de Tendresse « Dieu, notre Père » est une expression qui nous est
familière. Mais ne pourrait-on pas aussi l’appeler « Dieu, notre Mère » ? Question saugrenue ? En cette Fête des Mères
il m’est agréable de méditer ce passage où le prophète Isaïe met dans la bouche
de Dieu ces paroles :
Une femme oublie-t-elle son nourrisson,
oublie-t-elle de montrer sa tendresse à l’enfant de
sa En fait, dans
Eh bien, je vais la séduire, je la conduirai
au désert et je parlerai à son cœur.
Et il adviendra en ce jour-là qu’elle
m’appellera « mon mari ». (…)
Je te fiancerai à moi par la justice et le
droit, l’amour et la tendresse.
Je te fiancerai à moi par la fidélité et tu
connaîtras le Seigneur. (Os 2, 16-22) Il n’est pas exagéré de dire que son amour pour nous rend
Dieu vulnérable et « fragile ». Par sa transcendance il devrait être à l’abri
de tout ce qui peut venir de nous. Mais aimer quelqu’un, c’est se rendre
vulnérable, c’est lui donner la possibilité de vous faire souffrir. La même
ingratitude ne blessera pas une femme de la même façon, si elle lui vient d’un
inconnu ou si elle lui vient de son mari ou de ses enfants. L’amour peut faire
souffrir. C’est ainsi que Dieu « souffre » de nos ingratitudes.
Puissions-nous reconnaître dans l’amour et la tendresse
de nos mamans un reflet de l’amour et de la tendresse de Dieu
pour chacun de
nous. Puissions-nous reconnaître tout ce que nous leur devons.
Puissent les
fleurs offertes en ce jour de leur fête leur dire notre gratitude
pour leur
tendresse et leur amour et aussi nos regrets de les avoir fait souffrir
certains
jours. P. Charles Stierer LC du dimanche 10 juin 2007
Numéro : 643 Vouloir des prêtres,… et les
aimer !
Deux événements, l’un diocésain et l’autre
local, m’incitent à parler des prêtres. Non pas de moi ou d’autres prêtres en
particulier, mais des prêtres en général. Dans quinze jours, le 24 juin, seront
célébrées les ordinations de quatre prêtres en la cathédrale de Metz. Et, à
compter du 1er septembre, nous passons de quatre à trois prêtres présents à
temps plein pour notre communauté de paroisses de Sarreguemines.
Je n’ai nullement l’intention à travers ces
lignes de refaire une énième fois la genèse du
manque de vocations sacerdotales
dans notre Eglise, ni d’évoquer les éventuelles
solutions à ce manque. Je
voudrais tout simplement nous interpeller sur deux principes simples
qui
touchent aux prêtres et à notre volonté d’en
vouloir. La première de ces réalités est de savoir si
nous désirons véritablement et sincèrement des prêtres pour notre Eglise, pour
le monde. Bien-sûr il y a la prière de demande que beaucoup de catholiques
adressent tous les jours au Père afin de susciter des prêtres. Mais cela passe
également par les propos que nous pouvons avoir en parlant des prêtres. Ainsi
lorsque, par exemple, un prêtre refuse d’accéder à une demande particulière -
pour un baptême, un enterrement, un mariage,…- et ce parce qu’il est déjà
sollicité ailleurs, ou que la demande est telle que celle-ci n’est pas conforme
à la liturgie, dont il est aussi le garant, il nous arrive alors bien souvent
de récriminer contre le prêtre ! Il est encore bien plus fréquent qu’on ne
pense que bon nombre de personnes n’ont pas encore intégré dans les faits la
pénurie de prêtres. Ces gens s’étonnent que le prêtre ne soit plus
systématiquement présent à ces endroits, ces rencontres, où il fut normal de le
rencontrer ; ils mentionnent alors un nombre impressionnant de prêtres, en
oubliant que ce temps-là remonte à trente ou quarante ans en arrière ! La seconde réalité est peut-être plus
primordiale encore que la première lorsqu’on évoque le manque de prêtre :
est-ce que nous aimons nos prêtres ? J’avoue que cette question peut paraître
surprenante, mais elle est de première importance. En effet, avant d’être
prêtre celui-ci est un homme. Comme toute personne, le prêtre n’est pas
insensible aux remarques, aux lettres, aux paroles, ou aux entretiens
téléphoniques qui lui sont destinés. Comme tout un chacun, il lui arrive aussi
d’éprouver l’incompréhension, le découragement, la lassitude, la fatigue. Tous
ces états dans lesquels il se doit malgré tout d’être accueillant, à l’écoute,
capable de soutenir et d’épauler, de pardonner et d’encourager. Dans de tels
moments, le prêtre apprécie lui aussi une parole agréable ou un geste amical.
Enfin, des jeunes hommes ne peuvent que difficilement s’engager dans le
sacerdoce quand nous éprouvons déjà du mal à aimer les prêtres que nous avons.
Alors, chers amis, prions et aimons. Abbé Mathieu BALTZER LC du dimanche 17 juin 2007
Numéro : 644 À Très Grande Vitesse
Les paysages défilent très vite à
partir de Baudrecourt où la motrice commence rapidement à
monter en puissance
dès qu’elle emprunte la toute nouvelle LGV (Ligne à
Grande Vitesse). Le passage
est presqu’insensible mais on sent qu’on est engagé
sur une ligne droite et on
gagne en stabilité. C’est la première fois que je
prends le TGV grandeur
nature. En réalité, c’est plutôt dans une
voiture d’un train ICE (Inter City
Express) que j’avais pris place. L’ICE de 3ème
generation est l’équivalent de
notre TGV actuel. Le service de ce train étant assuré par
des équipes
françaises et allemandes, tout est dédoublé. De
sorte que pour le contrôle des
billets ils étaient quatre quand ils se sont rejoints à
ma hauteur. Le
train était annoncé avec un retard d’une vingtaine
de minutes au départ de
Forbach. Ce qui m’a permis de féliciter notre
député-maire - royalement réélu
au premier tour - qui inaugurait comme moi cette ligne le même
jour. Pour le
voyage retour, un ICE jumeau entrait en gare pour débarquer son
flot de
passagers et nous avaler dans la foulée…tout cela en
moins de dix minutes et en
repartant à l’heure pile. Tout juste le temps de
s’apercevoir que la rame
s’était remise en marche. Y a pas à dire, on
apprécie lorsqu’on a le sentiment
de gagner du temps et d’aller vite. Il est vrai que, pour le
trajet retour,
j’étais assis dans la dernière voiture juste devant
le cockpit arrière, en
grande partie transparent. Le point de vue du pilote m’offrait
ainsi une vision
et un axe particulièrement “professionnel” sur le
défilement de la voie.
Pendant que nous admirions le paysage et son effet de fuite, ma voisine
m’a
appris, parmi les bizzareries du voyage, qu’elle était
montée à Sarrebrück en
pensant descendre à Forbach. Total, elle s’est
retrouvée à Paris sans vraiment
savoir comment. À vrai dire, ça ne m’étonne
qu’à moitié, dans la mesure où le
chef du réseau de Forbach m’a lui-même avoué
être franchement dépassé ces
derniers jours… Comme quoi, il faut un temps d’adaptation
à tout le monde même
aux gens du métier
Quoiqu’il
en soit, la bataille du rail sur les frontières de l’est
du pays est bel et
bien engagée, même si on la mène sur le mode de la
coopération. Elle a pour nom
de code “Alléo”. C’est le nom de baptême
de la société franco-allemande qui
exploite la ligne Paris Francfort, desservie par l’ICE de “
Allons-y ensemble ! ” : c’est ainsi que pourrait
s’énoncer le message de cette aventure
humaine. Elle passe comme toujours par les “voies” de
la communication et de la coopération. Une belle leçon
qu’il faut retenir et
plus encore pratiquer... dans la société comme dans
l’Église. Jean Marie MEYER LC du dimanche 24 juin 2007
Numéro : 645 VACANCES
Après des semaines où l’actualité a été
dominée par les élections, nous voici tout normalement à parler des prochaines
vacances. Le temps des examens à réussir et la plupart des conversations
tourneront autour des projets pour l’été qui vient et que beaucoup espèrent
comme un moment de rupture avec le quotidien.
La vie que nous menons fait que nous avons
tous un grand besoin de souffler un peu, de rompre en quelque sorte le rythme
que nous impose le travail les
responsabilités et les diverses activités familiales ou autres.
Pouvoir décharger pour quelques jours ce qui
est parfois bien lourd, oublier, penser à autre chose, voir d’autres personnes
et d’autres horizons, beaucoup y aspirent, beaucoup aussi ne le pourront pas,
faute de moyens ou de possibilités. Et bien souvent ce sont les problèmes de
santé personnels ou d’un membre de la famille qui nous obligent à rester. Heureux ceux qui pourront partir, heureux
aussi tous les autres qui chercheront à profiter de ce temps de l’été pour se
reposer un peu malgré tout. Car il nous est donné à tous de prendre un peu de
recul, de faire halte pour retrouver la joie de la vie.
Il semble qu’aujourd’hui nombreux sont ceux
qui éprouvent le besoin d’une halte spirituelle. Passer quelques jours d’été
dans un monastère, même en silence, n’est pas exceptionnel. Et si nous
décidions, partants et non-partants, de nous fixer pour ce temps des vacances
un moment pour la prière. Les livres et revues pour nous aider ne manquent pas.
Dans le cadre des célébrations marquant le
800ième anniversaire de la conversion de saint François, le pape Benoît XVI
vient de se rendre à Assise. Voici une prière de François qui pourrait éclairer
tous nos jours d’été. « Seigneur, dans le silence
de ce jour naissant, je viens te demander la paix, la sagesse, la Abbé Albert Haller
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