Communauté de paroisses

Saints Pierre et Paul

Lettre aux chrétiens >  décembre 2007



LC du Dimanche  23 décembre 2007

Noël, c’est aujourd’hui

            «C’est Noël sur la terre chaque jour» dit un cantique. Noël c’est aujourd’hui. Il faut nous y faire : nous ne serons jamais à la veille de Noël, ni au lendemain. Noël, c’est tous les jours.

            Si Noël célèbre la venue de Dieu parmi nous, les hommes, la visite de Dieu, alors oui, c’est tous les jours Noël, car chaque jour Dieu vient à nous, c’est tous les jours que Dieu nous rend visite.

            Dieu nous rend visite à certaines heures repérables, par exemple, chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie. Souvent il nous visite d’une manière imprévue, quand, par exemple un pauvre vient frapper à notre porte, quand une personne en peine cherche réconfort auprès de nous. Il nous visite quand les circonstances nous obligent à nous adapter à une situation nouvelle, remettent en question nos habitudes et nos routines… Le plus souvent, le Seigneur nous visite sans crier gare. Cela arrive chaque jour.  En fait ce qui fait difficulté, ce n’est pas de penser la visite de Dieu mais de penser que Dieu nous visite aujourd’hui. Ne l’attendons pas pour demain. Accueillons le maintenant. «C’est maintenant le moment favorable.» (2 Co 6,2)

            Un coiffeur malicieux avait affiché sur sa devanture cet écriteau : «Demain on coupe les cheveux gratis.» Un client arrive devant le salon de coiffure. En voyant l’affiche, il se dit que ses cheveux attendront bien demain pour être coupés. Il revient donc le lendemain, tout joyeux à l’idée d’économiser le prix d’une coupe. Mais le coiffeur, goguenard, lui montre l’écriteau : «Demain…». Le client comprend alors que demain, cela veut dire jamais… C’est aujourd’hui Noël. Dieu vient aujourd’hui. Dieu nous visite aujourd’hui ! Chaque jour !

            Que Noël soit pour vous tous un Noël plein de grâce et de vérité !

P. Charles Stierer

 



LC du Dimanche  16 décembre 2007

Nous voici envoyés comme des précurseurs

À la question de Jean Baptiste, Jésus répond en rappelant en quels termes le Prophète annonçait le Messie.  Son programme ne se réduit pas à des paroles, il a déjà commencé à l'appliquer : il suffit de regarder, Jésus accomplit ce que le Prophète avait promis.  Or, cette action est permanente, elle a commencé en terre d'Israël et elle se poursuit de dimanche en dimanche dans nos célébrations : nos yeux aveuglés par le doute et les doctrines hasardeuses, voire trompeuses, sont éclairés par la Parole de Dieu, la lèpre de nos erreurs et de nos fautes est purifiée, nos oreilles s'ouvrent aux appels de nos frères, nos jambes sont remises d'aplomb pour nous permettre d'aller vers le prochain, la Bonne Nouvelle nous est annoncée et le pain de route nous est partagé.  Un tel constat, nous ne pouvons le taire, il nous faut le proclamer, c'est la bonne nouvelle, l'Évangile. 

Nous voici envoyés comme des précurseurs, à la façon de Jean Baptiste, pour en témoigner.

Marcel


LC du Dimanche 9 décembre 2007

Communiqué de l’Evêque de metz
à propos du Téléthon 2007

            La campagne du Téléthon 2007, on le sait, est pilotée depuis Metz.  Un fort engagement des médias à la cause qu'il défend a fait que le Téléthon est devenu, depuis sa première édition en 1987, une grande opération nationale de solidarité destinée à financer les recherches susceptibles de guérir les myopathies.

            L’Association Française contre les Myopathies (AFM), créée en 1958, favorise et soutient, grâce aux fonds recueillis à l'occasion du Téléthon, des recherches destinées à découvrir l'origine des maladies neuromusculaires et plus largement des maladies d'origine génétique, et à développer des thérapies classiques ou plus innovantes comme la thérapie génique ou la thérapie cellulaire.

            Mais, en même temps, une partie des fonds de la collecte du Téléthon, un peu moins de 2 %, est affectée à la recherche sur les embryons.

            Certes, je me réjouis de ce que la solidarité nationale finance des recherches concernant la santé - encore que celles-ci pourraient être financées par les seuls fonds publics -, mais je ne puis être d'accord avec le financement de recherches, si minimes soient-elles, en contradiction manifeste avec l'éthique, même dans un cadre strictement défini par la Loi : le légal en effet n'est pas forcément moral.

            L’embryon humain n'est jamais un objet utilisable au gré d'intérêts divers, même si, parmi ces intérêts, il y a la guérison possible de maladies graves.

            Par conséquent, tant que l'on n'offrira pas aux donateurs la possibilité de s'opposer à l'affectation éventuelle de leurs dons à la recherche sur les embryons, il m'est impossible de soutenir la campagne du Téléthon.

9 novembre 2007

fr. Pierre RAFFIN, o.p.

évêque de Metz

LC du Dimanche 2 décembre 2007 

 

VEILLEZ   DONC  !

            Durant quatre semaines d’Avent, l’Église dirige notre regard vers un évènement  tout proche : Dieu va nous donner un Sauveur !

            Mais pour accueillir ce Sauveur, il s’agit de « Veillez ».

            Le risque est grand pour nous de confondre « veiller » et « préparer une fête ». Je pense  à cette famille - elle habitait en face du presbytère - en train de mettre la dernière main à la décoration de sa maison et qui s’étonnait que Mr. Le Curé ne fasse pas pareil, lui demandant avec à propos : et vous ? vous n’allez pas fêter Noël ?

            Loin de moi l’idée d’émettre une quelconque critique à l’encontre de tous les efforts déployés pour que Noël soit un temps de lumière, de partage et de chaleur…Mais que tout cela ne nous détourne pas de l’essentiel !

   Comment comprendre cette invitation à « Veillez » ?

            Nous avons devant nous quatre semaines.

            Une première pour nous aider à « guetter » ceux qui attendent un soutien, un réconfort, une visite, un pardon…

            Une seconde pour nous « mettre en marche » vers ceux que nous avons laissé tomber ou qui ne nous intéressent plus…

            Une troisième enfin pour « être attentifs » à tout ce qui dans nos vies fait obstacle à la venue du Sauveur.

            Une dernière pour « nous réjouir » avec tous ceux qui croient qu’un Sauveur nous est donné  et qu’avec lui  notre vie  est  vraiment  ouverte, déjà éternelle.

            Vivons ce temps de l’Avent avec cœur : « c’est le moment, dit Paul dans sa lettre aux Romains, l’heure est venue de sortir de votre sommeil …Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière. Conduisons nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans ripailles ni beuveries, sans orgies ni débauches, sans dispute ni jalousie, mais revêtez le Seigneur Jésus Christ »

Abbé Albert Haller