Communauté de paroisses

Saints Pierre et Paul

Lettre aux chrétiens >Avril 2007

LC du dimanche 1 avril 2007  Numéro : 633 

ENVOIE-NOUS DES FOUS

            « O Dieu, envoie-nous des fous, qui s’engagent à fond, qui aiment autrement qu’en paroles,

Qui se donnent pour de vrai et jusqu’au bout ;

            Il nous faut des fous, des déraisonnables des passionnés, capables de sauter dans l’insécurité :

                        L’inconnu toujours plus béant de la pauvreté.

            Il nous faut des fous du présent, épris de vie simple, amants de la paix,

                        Purs de compromission, décidés à ne jamais trahir,

                        Méprisant leur propre vie,

                        Capables d’accepter n’importe quelle tâche, de partir n’importe où :

                        A la fois libres et obéissants, spontanés et tenaces, doux et forts.

                                   O Dieu, envoie-nous des fous. »

                                               Cette prière est de Louis-Joseph Lebret,

                                               « Appels au Seigneur »

                                               Editions ouvrières / Editions de l’Atelier.

            Si j’ai choisi de vous proposer cette prière, au moment où nous entrons dans la grande
SEMAINE SAINTE, c’est pour vous aider à redécouvrir que le Père a entendu cette supplication en nous donnant son Fils .Jésus est celui-là même qui est allé jusqu’au bout, n’hésitant pas à parcourir pour nous et pour tous les hommes le difficile chemin de la croix.
 Prenons ces jours-ci le temps pour lire lentement et attentivement le récit de sa Passion, pour reconnaître qu’il n’y a pas plus passionné que lui, plus « fou » que lui.
 Suivons Jésus partageant sa vie jusqu’au bout, comme du pain rompu et donné à chacun.
C’est le Jeudi-Saint, c’est chaque messe. Laissons-le nous aider à porter nos croix : il est le crucifié du Vendredi-Saint, Réjouissons-nous, car celui qui aime à ce point est plus fort que la mort Il est VIVANT, c’est Pâques. Jésus nous fait passer de la mort à la VIE , il fait de nous des « fous ».

Abbé Albert Haller

LC du dimanche 8 avril 2007  Numéro : 634 
   

2007 Pâques

Ô mort où est ta victoire ?

            N’en déplaise aux grands de ce monde, il n’y a en définitive que deux pouvoirs sur la terre : celui de la mort et celui de Jésus Christ. Celui de la mort semble universel, aucun être vivant ne lui échappe. Toutes les techniques médicales les plus sophistiquées n’y changeront rien. La mort sera toujours gagnante. Et toutes les publicités tapageuses vantant les produits de beauté et les élixirs de jeunesse ne sont que des leurres. Sous les fards, sous les crèmes, la mort grignote. 

            Mais voilà que, une certaine nuit, du côté de Jérusalem il s’est produit un événement qui a changé radicalement le sort de l’humanité. Au matin de cette nuit, des femmes, entraînées par Marie-Madeleine, se hâtent vers un tombeau. Leurs cœurs sont lourds, lourds d’un immense chagrin, lourds d’un deuil qui était aussi le deuil de toutes les espérances que Jésus avait suscitée. Elles n’avaient pas la moindre prémonition de ce qui les attendait. Arrivées au tombeau, elles sont saisies d’effroi. La grosse pierre qui en fermait l’entrée est roulée de côté, et le tombeau est vide ! À la place du corps de Jésus se tient un être éblouissant qui leur annonce : « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité ! »

            C’est-là une nouvelle qui a changé radicalement le sort de l’humanité. Par sa résurrection Jésus Christ a vaincu la mort.  Bien sûr il y a aura encore de l’ouvrage pour les menuisiers qui fabriquent les cercueils, pour les fossoyeurs qui creusent les tombes.  Il y aura encore du travail pour la petite fleuriste au coin de la rue, ainsi que pour les chauffeurs de corbillards…! Pourtant, même si elle continue de plastronner, la mort a perdu la partie.

            Pâques n’est pas seulement l’issue heureuse du drame personnel de Jésus. Car, dit l’Écriture,  « Dieu, qui par sa puissance a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera nous aussi. » (1 Co 6, 14). Désormais, pour celui qui aura mis sa foi en Jésus Christ, la vie n’est plus une prison avant l’échafaud, la mort ne sera plus un terminus, elle sera une « pâque », un passage vers une vie transfigurée auprès de Dieu.  L’abbé Pierre disait : « Pour moi, la mort, ce n’est pas une fin, mais un renouveau. C’est comme sortir de l’ombre pour entrer dans la lumière… » La vie d’ici-bas, ajoutait-il, « c’est un peu de temps donné à nos libertés pour apprendre à aimer et à nous préparer à l’éternelle rencontre avec l’éternel Amour. »  « La Résurrectionnous dit, en effet, que la voie de l’amour, suivie inconditionnellement  par Jésus jusqu’au don de sa vie, n’est pas une voie sans issue, une sorte de cul-de-sac qui ne déboucherait sur rien ; la voie de l’amour est aussi la voie de la vie. » (B. Sesbouë).

P. Charles Stierer

    LC du dimanche 15 avril 2007  Numéro : 635 

Ils sont douze…
 
            Quatre femmes et huit hommes, ce qui nous donne douze personnes. Oui, ils sont bien douze candidats à solliciter notre voix dans huit jours pour le premier tour de l’élection présidentielle. Ils représentent toutes les tendances de notre échiquier politique national, allant de l’éxtrême gauche à la droite ultra, en passant par le centre. Ils sont libéraux, altermondialistes, gaullistes, socialistes, nationalistes, communistes, révolutionnaires se référant au trotskisme, écologistes, chasseurs et pêcheurs, ou encore au-dessus de tous ces clivages.

 

            Le 22 avril ce sera à nous, françaises et français électeurs, de faire notre entrée en scène. C’est nous qui, avec cette arme redoutable qu’est notre bulletin de vote, allons éliminer sans ménagement dix des douze prétendants à l’Elysée pour n’en retenir que deux que nous départagerons quinze jours plus tard. Chacun se déterminera en fonction de ses convictions, de ses idéaux, de ses attentes. Surtout, le candidat de notre choix sera celui que nous estimerons être le meilleur pour assumer la présidence de notre république, et relever les défis et les chantiers qui l’attendent.

 

            En octobre 2006 la Conférence des Evêques de France édita un petit document intitulé :

 

Qu’as-tu fait de ton frère. Ce message s’adresse aux communautés catholiques, aux responsables politiques et à l’opinion publique les invitant à soutenir la vie démocratique dans notre pays par la réflexion et l’action. Nos évêques nous invitent à réfléchir sur notre vivre ensemble en société afin que chacun puisse y prendre ses propres responsabilités. L’Etat, quant à lui, se doit d’organiser la vie commune, en travaillant particulièrement à la recherche du bien commun, en garantissant l’unité de la nation sans oublier sa place propre dans l’Europe. Enfin, ce texte dresse trois chantiers qui touchent à la fraternité : la famille, le travail et l’emploi, la mondialisation et l’immigration. 

 

            Les chrétiens ne restent pas en marge de la vie de la cité, de la nation, car les baptisés que nous sommes sont à la foi membres de l’Eglise et citoyens de la République. Non pas l’un ou l’autre, mais bel et bien l’un et l’autre. C’est l’Evangile qui est notre référence, c’est lui qui inspire la doctrine sociale de l’Eglise. Ainsi quand, dans le secret de l’isoloir, nous choisirons l’un des douze candidats il serait bon de savoir si son programme vise effectivement à construire une société plus fraternelle. Car la fraternité n’est pas une option, elle donne sens à la vie sociale et invite à l’action politique. Et n’oublions pas que sans fraternité, la liberté et l’égalité demeurent stériles.

 

            L’apôtre Pierre dans sa première lettre (2, 16-17) nous exhorte : « Agissez en hommes libres, non pas en hommes qui font de la liberté un voile sur leur malice, mais en serviteurs de Dieu. Honorez tout le monde, aimez vos frères, craignez Dieu ».

 

            Alors aimons notre frère, notre soeur, et allons aux urnes.

 

                                                                                                                                Abbé Mathieu BALTZER.

    LC du dimanche  22 avril 2007  Numéro : 636 

   

Le candidat…

                                   C’est le titre du tout récent et premier film de Niels Arestrup, sobrement intitulé : Le Candidat. Il manquait malheureusement à l’affiche du cinéma « Forum » cette semaine. Je n’ai donc pas pu aller le voir. J’avais pourtant opté pour me mettre en condition de cette manière-là, avant le jour J du premier tour des présidentielles.

                                   À défaut de la fiction cinématographique, il me restera évidemment le live politique du

« 20 Heures », dimanche soir. A ce moment précis, nous connaîtrons le résultat et les deux visages de l’équation présidentielle : douze candidats + trois inconnues = deux finalistes… Donc au soir du premier tour, lors de la grand’messe cathodique préparée par les chaînes nationales, ils ne seront plus que deux à briguer le mandat suprême du chef de l’État. Pour ces deux-là, il leur faudra envisager une dernière et harassante semaine de campagne électorale avant que le verdict final ne tombe et désigne le gagnant.

                                   L’intérêt et l’enjeu de cette élection présidentielle résident dans le fait qu’elle inaugure et engage, pour les 18 prochains mois, toute une série de scrutins qui lui sont liés et qui en dépendent en grande partie. Cette originalité donne toute sa dimension au vote et donc aux choix que vont faire les Français en se prononçant : pour dire ce qui doit changer et celui ou celle qui est le mieux à même de conduire ce changement. C’est donc sur un programme et sur des personnalités que nous sommes appelés à faire notre choix.

                                   La première partie de la campagne électorale est terminée. Pendant toute cette période et jusqu’ici, c’était le temps des candidats, nous sommes désormais dans le temps des électeurs. Ces derniers, il y a seulement une semaine, étaient encore près de 40% à se déclarer « indécis ». Ce qui, paradoxalement et compte tenu de leur nombre, revient à dire que ce sont eux qui feront la décision. C’est dire aussi combien, pour un enjeu de cette nature, il semble difficile aux yeux du simple citoyen de trouver un positionnement, une analyse et une cohérence qui le satisfasse d’emblée. Dans un contexte politique qui a beaucoup bougé, les automatismes et les conformismes du réflexe électoral ne fonctionnent plus comme avant. La responsabilité citoyenne y aura gagné en maturité et en réflexion.

                                   Au soir du premier tour, nous serons, à ne pas en douter, très nombreux à attendre avec impatience les premières « estimations » au Journal du « 20 Heures » pour voir apparaître et découvrir les visages des deux finalistes. Mais avant cela, n’oublions pas d’aller voter !

Jean Marie Meyer

 

         LC du dimanche  29 avril 2007  Numéro : 637 

DIMANCHE DES VOCATIONS  :   NOTRE PRIERE !

            Seigneur, Tu T’es choisi un peuple, pour dire Ton Amour au monde, aux gens de nos villes, de nos cités ouvrières et de nos campagnes ! Toi, Seigneur, Tu connais nos joies, nos espoirs et nossouffrances, nos questions et nos peurs devant l’avenir, Tu veux le bonheur des hommes aujourd’hui chez nous.

            Toi, Seigneur, Tu poses ton regard sur chacun et chacune d’entre-nous ; Tu nous choisis ; Tu nous appelles, Tu nous fais confiance !

            Seigneur, fais-nous découvrir ton Appel, apprends-nous à vivre notre vocation ! Que nos engagements enracinés dans la prière, proclament que tout homme est fait à ton image : qu’ils tissent les liens de justice et de paix ; que nos vies soient réponse à ton Amour !

            Seigneur, fais se lever chez nous des responsables, hommes et femmes, jeunes et adultes !

            Que des chrétiens et des chrétiennes témoignent, par la consécration de leur vie, de leur confiance en Jésus, Ton Fils ; d’une vie comblée par Ta présence, d’un monde nouveau toujours possible !

Seigneur, fais se lever chez nous des vocations à la vie religieuse et au laïcat consacré !

            Que des hommes, par l’ordination qu’ils reçoivent soient les signes de ta tendresse pour les petits et les plus pauvres ; qu’ils disent, par leur vie et leur parole que Tu es au milieu de nous comme Celui qui sert ! Seigneur, fais se lever chez nous des vocations à la vie de diacre !

            Que des hommes, par l’ordination qu’ils reçoivent soient les témoins de la communion
universelle à laquelle Tu appelles tous les hommes ; qu’ils nous rappellent à temps et à contretemps, la Parole de Vie reçue des Apôtres ; que leur présence au milieu de nous soit le signe que tout vient de Toi ! Seigneur, fais se lever chez nous des Vocations à la vie de prêtre !

            Et qu’ainsi Ton Eglise, Ton Eglise qui est chez nous, avec ses paroisses, ses mouvements, ses aumôneries, devienne par tous ces appels, une Eglise de Partage et de la Bonne Nouvelle. Amen.

       


             




       

 

 

                     

               


         

        

 

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