Incredible India: un article de Anne Claire Pirnay au retour d'un stage de sixmois en Inde. Lire la suite
Anta
akhi (Liban) Anta Akhi prend en
charge 58 jeunes adultes atteints de handicap physique, mental ou
polyhandicapés. En savoir plus
...
un projet à soutenir : un centre
d'hébergement près
de Lomé (2007) un projet porté par
François
Améhé ASIWOME
en français " Entre tes mains
"création d'un
centre de repos à Lomé pour les prêtres
du Togo. En savoir plus ...
La retraite de russie de Michel Guerrier :
Après 3 mois
passés à Moscou comme pasteur
intérimaire des luthériens francophones,
essentiellement des Africains et des Malgaches, Michel Guerrier livre
quelques
impressions pour le site de la communauté de paroisses. En savoir plus ...
« C’est trop, trop de couleurs, trop de
bruits, trop d’odeurs, trop différent en
fait ! » Voilà la première impression, la première phrase qui
s’impose à l’esprit de la personne qui débarque pour la première fois en Inde.
Et
je
n’ai pas fait exception lorsque je suis arrivée à
Chennai, le 8 Juillet 2009.
J’avais choisi de partir pour six mois en Inde, afin de finir mes
études à
l’étranger. Et j’ai été
immédiatement submergée par cet excès, ce
trop-plein de
tout qui rejaillit dans les moindres aspects de la vie indienne.
Trop de
couleurs… Portés par les femmes, les sarees font se répandre dans les rues
indiennes un fleuve de jaunes chaleureux, de rouges flamboyants, de verts
chatoyants, de bleus somptueux…
Trop de
bruits… Car sur les routes, la fantaisie est apparemment de mise. Chacun
klaxonne, se fraie un chemin entre les fragiles carrioles, les scooters
imprudents, les larges camions bariolés, les antiques vélos, les rapides
rickshaws, les chars à bœufs et les voitures climatisées.
Trop
d’odeurs…Le curry répond au piment, la cardamome et le gingembre se glissent
même dans le thé. Le fameux « masala » se retrouve dans chaque plat.
Il parait qu’il a des saveurs différentes, mais allez parler de saveurs à un
palais d’Européenne tout brûlé…
Ces
« trop » ont été pour moi tout d’abord une source
d’émerveillement : quelle vie y jaillit ! Une vie bien différente de
celle, plus aseptisée et confortable, qui se mène en Europe. La relation à
l’autre est là-bas plus fondamentale, on ne peut vivre sans lien avec sa
famille, ou sa communauté. C’est ce qui donne l’assurance, la candeur si simple
aux sourires des enfants indiens que l’on croise dans la rue.
Mais ce que j’ai retiré de plus beau de l’Inde n’est pas cette exubérance, c’est quelque chose de plus caché, plus discret. J’ai eu la chance de pouvoir donner un peu de mon temps au service d’enfants handicapés, dans une maison des Sœurs de Mère Teresa, à Cochin. Cinq mois d’études et de voyages dans ce pays magnifique qu’est l’Inde était une expérience unique, mais n’avait rien de comparable avec les semaines passées à donner et recevoir au sein de cet humble hôpital. Le contact avec les enfants, et pouvoir les servir tout simplement ont été des moments lumineux.
Très
simples : de la lessive au bain en passant par la rééducation pour
certaines d’entre eux. Mais l’important n’était pas dans ce que nous faisions
avec eux, simplement dans être avec eux, être serviteurs, à la suite de Jésus
qui nous servit et nous invite à servir les autres comme des frères… Le chant
de Subash, le sourire de Sherin ou encore le regard d’Alook sont inoubliables,
de par l’amour donné et reçu qu’ils contiennent.
«
C’est en se donnant que l’on reçoit.. » Certes il n’est pas nécessaire de
partir à l’autre bout du monde pour expérimenter la vérité et la beauté de
cette phrase... Mais c’est vraiment l’essentiel que j’ai retiré de ces six
mois en Inde et que je vous partage en ces quelques lignes.
Je garde encore maintenant dans mes prières chacune
des personnes que j’ai rencontrées dans ce voyage : mes amis étudiants,
les nombreuses personnes qui m’ont accueillie chez eux, ces enfants lumineux…Et
je les confie à vos prières.
Anne-Claire Pirnay
Anta Akhi prend en charge 58 jeunes adultes atteints de handicap physique,
mental ou
polyhandicapés. Parmi eux 17 jeunes pour qui cette
institution est le prolongement de leur
famille. Ils ne peuvent vivre seuls et assumer les besoins de leur
quotidien.
La plupart du temps le milieu socio économique est
très
défavorisé. Lorsque les parents disparaissent,ou
se trouvent sans travail ou sans
sécurité financière, ils ne peuvent
pas soutenir financièrement la prise en charge de leurs
enfants.
Les rentrées financières d’Anta
Akhi viennent de projets
d’autofinancement, de parrainage et de la mobilisation de
notre
environnement libanais et européen.

Ensemble soyons leur famille.
Par quels moyens ?
Par la diffusion de nos produits de vente.
Par le bénévolat : un séjour
au Liban au Foyer de Tendresse selon vos
possibilité
Par les dons financiers selon votre cœur et vos moyens.
Par les legs : un peu de vous-même pour
continuer la vie.
Par la mobilisation : Portez avec nous le souci de ces adultes qui ne pourraient pas survivre sans nous et aidez nous à élargir notre réseau d’amitié
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Pour la plupart des églises, en premier lieu pour l'église orthodoxe russe le souvenir des années soviétiques est encore une blessure ouverte. Les monastères exposent les restes des martyrs, prêtres et patriarches morts sous le précédent régime, avec ferveur les fidèles les touchent, les embrassent. Mes guides luthériens me mènent devant la Loubianka, immense siège de la police, dans lequel beaucoup de chrétiens, et beaucoup de compagnons de route de Staline, le Méfiant, ont été interrogés, torturés, achevés. Dans les cimetières de modestes pierres rappellent les lieux d'inhumation des cendres de ceux que la police secrète a supprimés clandestinement. Les survivants exhibent fièrement les certificats de réhabilitation officiels de leurs frères, pères, arbitrairement envoyés à la mort. Oui, les blessures de cette période de bâillonnement et de persécutions sont encore brûlantes. Il faut s'en souvenir. On ne peut discuter avec les croyants russes de Dieu et de ses mystères, à l'occidentale, avec un détachement ironique, à la Don Camillo et Peppone. Dans ce domaine, tout a un goût d'amertume, de cendre et de sang. Et de passion.
Et puis il y a la restauration. Les bâtiments qui ont échappé à la tourmente – à Moscou 500 églises sur les 1400 d'avant 1917 – sont remis à neuf, les bulbes redorés, les éclats de cloches refondus, les icônes rafraîchies. La cathédrale luthérienne elle aussi a été rendue au culte, une nouvelle flèche est plantée sur la tour, avec marbre au sol et bancs neufs dans les travées. Parallèlement à cela, il y a un véritable renouveau spirituel. Les monastères sont refondées par une nouvelle vague de moines et de moniales. Le séminaire de Zagorsk, lieu de pèlerinage dédié à Saint Serge accueille à lui seul 1000 étudiants en théologie, des étudiantes aussi pour la catéchèse scolaire, des écoles de peinture d'icône, des cours d'initiation au baptême pour adultes. Incontestablement l'église orthodoxe avec à peu près 50 Millions de fidèles sur 140 Millions de Russes connaît un nouvel essor. Les luthériens aussi, - plus modestement, ils sont 30.000 dans toute l'immense Russie européenne ! – ont reconstitué leur diocèse, refondu un réseau de groupes de jeunes, lancé des actions diaconales contre la pauvreté, assuré la formation des prédicateurs laïcs et des aspirants au baptême.
Avec ce renouveau arrive aussi la question de la concurrence sur le marché religieux désormais libéré. L'église catholique est présente avec ses fortes structures d'évangélisation et les nouveautés conciliaires. Les mouvements évangélico-pentecôtistes aussi sont là, parfois soutenus par les Américains, mais déjà largement russifiés. Tout ceci ne manque pas de susciter des craintes et des critiques à la fois du côté orthodoxe que du côté de son allié et protecteur, l'état russe.
On peut souhaiter, d'une part que les églises, même les plus vénérables et les plus dignifiées par le récent martyre acceptent loyalement de jouer le jeu de la nouvelle émulation inter ecclésiale, et que d'autre part, elles trouvent entre elles des règles fortes et exemplaires de cohabitation incluant des accords autour des points essentiels de la foi : Qu'elles ne se contentent pas de restaurer dans le sens d'un retour à la situation d'avant 1917. Qu'elles restaurent les gens dans le sens d'un nourrissement et d'une assistance dans leur recherche de sens, de repères solides et d'explorations osées. Dans la société russe se pointent déjà les défis d'une consommation profondément inégalitaire, les incohérences d'une sexualité désormais libérée, les avidités d'une couche mafieuse sans scrupule. Tout ceci demande plus qu'une restauration historique certes respectable, mais insuffisante. Ceci dit avec amitié et dans la modestie du chrétien occidental confortable que je suis.



Michel Guerrier
Cher père Tritz,
C'est pour nous tous à ERDA CE, une grande émotion de savoir qu'une nouvelle fois, l'Etat français reconnaît la dimension exemplaire de votre oeuvre et de votre parcours de vie, en vous nommant officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur. Un parcours qui a marqué et continue à marquer tous ceux qui vous connaissent. Comme ces autres grands serviteurs de Dieu, vous inspirez le respect et une sincère admiration. Vous êtes un homme de parole non pas en "fin diseur" mais en " faiseur déterminé " pour venir en aide aux plus démunis, aux plus pauvres, ceux que vous appelez les maîtres de votre vie parce qu'ils vous invitent, dites-vous, à vivre l'Evangile au quotidien.
Vous incarnez la première des béatitudes : le choix volontaire de la condition de pauvre. Ainsi vous faites votre tous les jours, la recommandation de St Paul « Lors donc que nous avons nourriture et vêtements, sachons être satisfaits.» Cette pauvreté pour vous est d’abord refus déterminé de la misère et l’indigence qui détruit la dignité humaine aussi sûrement que la course folle vers une accumulation sans frein d’argent et de pouvoir. A votre contact, à travers votre œuvre, nous avons appris et nous apprenons encore à faire la différence qui sépare la pauvreté de la misère. Distinction essentielle car la confusion entre ces deux concepts dégrade l’idéal chrétien de pauvreté, ce juste milieu entre l’excès de richesse et cet excès de pauvreté qu’est la misère..
« Heureux, vous les pauvres,… » Ainsi s’ouvre la première des béatitudes ! Ne commande-t-elle pas l’accès à toutes les autres ? En effet, comment rester doux quand on s’engage, corps et âme, dans d’âpres compétitions pour s’enrichir encore et encore ? Vous avez su toujours accueillir chacun avec un sourire lumineux ou espiègle qui apaise et réconcilie.
Comment rester miséricordieux quand l’autre n’est plus un prochain, un frère mais un concurrent à supplanter, un adversaire à vaincre, un ennemi à abattre ? « Que le meilleur gagne ! » Combien de fois n’avons-nous pas entendu cette recommandation qui semble devenir la règle et l’unique mode d’emploi pour tisser les relations sociales ? Et nous l’avons tellement intériorisée qu’elle dicte trop souvent nos comportements ordinaires et nos attitudes. Et vous avez su franchir toutes les barrières pour gagner les cœurs à cette miséricorde et former cette belle équipe qui poursuit et amplifie votre oeuvre !
Comment devenir artisans de paix quand l’économie, aujourd’hui souveraine référence, est présentée, illustrée voire magnifiée comme un champ de bataille ! Un champ de bataille qui embrase la société tout entière ! Pour un gagnant combien de perdants ? Gagnant éphémère, gagnant vite amer car devant lui déjà se dressent de nouveaux concurrents, un nouvel adversaire qui sont autant de vains défis ! L’idolâtrie de l’enrichissement perpétuel et sans limite mènera notre société à la ruine par épuisement de notre environnement et par tarissement des énergies spirituelles, si par notre foi nous ne sommes pas capables de crier halte à cette dérive qui bafoue les vertus chrétiennes. Heureusement vous apprenez aux enfants égarés dans la misère à aimer
la vie, à construire une vie meilleure dans la fraternité et la coopération jetant des ponts par-dessus les océans pour être artisan de paix dans notre monde déchiré.
Comment garder le « cœur pur » quand nous sommes en proie aux envies de richesses ? Ces envies suscitant jalousies, rivalités, conflits, désorganisent la société, en légitimant la violence faite à l’Autre, image de Dieu. Dans nos prières ne demandons à Dieu que « le nécessaire » dont parlait St Thomas d’Aquin, ce « pain quotidien » et demandons-le fraternellement pour l’ensemble de la communauté humaine. « Notre Père…donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. »
Vous citant Don Helder Camara, vous nous avez appris, que « Dieu n’a pas d’autres mains que les nôtres ». Une autre façon de rappeler la forte devise de Saint Ignace de Loyola qui a éclairé votre route: « Prie Dieu comme si la réussite ne dépendait que de lui et agis comme si elle ne dépendait que de toi. » A chacune de nos rencontres, à chacune de vos conférences vous nous invitiez à l’action pour que « soit faite Sa Volonté sur la terre. »
Vous gardez la modestie des humbles au service des hommes car vous savez que Dieu fait appel à nous tous. « Je ne peux pas aider le monde entier mais aider au maximum. Alors tant que je peux me dire : aujourd’hui j’ai tout de même pu aider quelqu’un, il n’y a pas de raison de se décourager. » Et vous nous entraînez à votre suite pour participer à l’œuvre de Dieu en répondant aussi à son appel.
Et c’est dans l’action que nous nous sommes associés à votre prière : « Quand vous travaillez pour un autre d’une manière désintéressée, c’est une prière et c’est même la plus belle qui soit. »
Et nombreux sont-ils aujourd’hui à répondre à votre appel à travers l’Europe et le Monde et ici à ERDA CE. Ils me chargent de vous transmettre leurs félicitations pour cette nomination qui honore toutes celles et tous ceux qui soutiennent avec fidélité et reconnaissance votre œuvre.
Recevez particulièrement les félicitations :
1 de Monsieur Céleste Lett, le député-maire de Sarreguemines qui soutient fortement votre œuvre en aidant ERDA CE
2 de Monsieur Gérard Lorang, le fondateur de « Noël en Partage » qui depuis 14 ans, année après année, contribue de manière importante au financement des programmes soutenus par ERDA CE
3 de Monsieur Robert CONRAUD, l’actuel Président d’Aidons les Enfants du Monde » qui a pris la relève de Monsieur Lorang et poursuit le magnifique engagement de Noël en Partage
Mon Père votre exemple nous inspire et nous soutient dans les moments de découragements. Le seul modèle que nous devons tous envier non dans la rivalité mais dans l’imitation créatrice est le vôtre : se mettre vie au service des plus démunis. « Le Christ, dites-vous dans « Les anti-trottoirs de Manille », s’est avancé vers moi à travers les enfants des rues, à travers les lépreux. Il m’a appris à le reconnaître et à l’aimer dans la vérité » A d’acceptez comme vous de servir sa Cause quand Il invite par sa Parole à nous mettre au service des plus humbles : « C’est ainsi que le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir » (Mt 20-28)
« Que se lève parmi nous un champion de la pauvreté et nous le suivons parce que nous l’aimons. Et nous l’aimons parce que seul son geste est humain. » Vous faites assurément partie de ces champions
Camille Gubelmann
retour en haut de pageCréation d'un centre de repos à Lomé pour les prêtres du Togo.
L’église du milieu partage le même sort que la population dans son sous-développement. L’église locale n’a, en absolu, aucune source de revenus. Les prêtres ne disposent pas d’une assurance santé. Ils n’ont aucune subside ni pour les projets pastoraux, ni pour leur propre subsistance, ni pour le temps de la vieillesse. Beaucoup sont obligés de pratiquer un élevage domestique ou le jardinage pour survivre. La communauté ecclésiale est incapable de venir en aide à ses prêtres. Au contraire elle attend d’eux des aides. Les difficultés économiques dues à l’effondrement du cours mondial des produits agricoles (surtout café, cacao, karité, etc.) ont entraîné une pauvreté alarmante depuis ces dernières années. A celles-ci, il convient de mentionner l’instabilité politique grandissante dans le pays.
Personne ne pouvait deviner que les années passant, les dynamiques pasteurs devaient devenir à leur tour des charges, eux qui prenaient les autres en charge. Même un ancien administrateur n’a pu être pris en charge dans sa maladie. Il a dû s’exiler pour trouver refuge chez un ami jusqu’à sa mort. Un autre s’est radicalement retrouvé dans sa famille parentale depuis près de deux décennies. Certains sont allés dans des diocèses voisins et lointains pour se refaire physiquement et psychologiquement. Des jeunes accidentés n’ont pas été traités à temps et traînent de lourds handicaps physiques et psychiques. Malheureusement, à l’heure où nous parlons, il n’existe aucune structure pour accueillir ces pasteurs éprouvés qui se sont dévoués tant pour la cause du Christ et de son Eglise qu’au service de leurs frères.
Les missionnaires qui assuraient quelque développement des paroisses ont atteint l’âge de la retraite et sont rentrés dans leur pays sans remplacement. Ce qui laisse entier le problème de prise en charge de toute l’activité missionnaire et des missionnaires autochtones de l’évangile.
Un geste en faveur de ces personnes vulnérables redonnera au sacerdoce sa vraie valeur et empêchera d’hypothéquer le zèle de beaucoup de jeunes à s’engager dans la vie consacrée et sacerdotale.
Nous avons choisi la proximité de Lomé pour faciliter l’accès aux meilleurs centres de santé. Il est plus facile d’y trouver des personnels et du matériel médical. Le mot d’ordre est « faire tout pour ménager les plus faibles », ici vieillards et malades.

Vous pouvez soutenir
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ASIWOME S/c
NOVISI.
3 RUE DE LA FONTAINE.
57450 HENRIVILLE.